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Périscolaire à Paris : un silence assourdissant
La campagne électorale est désormais derrière nous, mais un sujet reste en suspens, méritant une attention accrue : le périscolaire à Paris. Un rapport de l’Inspection générale de la Ville de Paris, datant de 2015, révélait déjà des dysfonctionnements en matière d’encadrement, de recrutement et de suivi des signalements. Pourtant, il aura fallu attendre jusqu’en avril 2025 pour qu’un incident tragique éclate, impliquant la suspension d’un animateur pour des faits d’agression sexuelle touchant cinq enfants. Au total, 52 animateurs ont été suspendus au cours des trois dernières années pour des faits similaires, dont 30 rien qu’en 2025.
Imposer le silence
Dans une gestion opaque, les responsables ont choisi de déplacer les animateurs d’un établissement à un autre sans en informer les nouvelles équipes, une « mauvaise habitude » selon Patrick Bloche, premier adjoint à la mairie de Paris. Ce silence a aussi été imposé par la dévalorisation de la parole des mères, qualifiées de « mamans hystériques ». Ce phénomène de dissimulation vise à protéger la réputation des établissements publics, comme l’illustre le cas de l’école Saint-Dominique, où neuf agents ont été suspendus après des révélations d’enquête.
Il est frappant de constater que les mêmes autorités qui ont suscité un tollé national concernant un climat de sexisme et de racisme dans un autre établissement ont, en revanche, choisi de couvrir des agressions physiques et sexuelles sur des enfants. Cette double moralité soulève des questions sur la gestion des priorités dans l’éducation nationale.
Un constat troublant
Les parallèles avec les scandales au sein de l’Église sont inévitables. La gestion discrète des cas, la culpabilisation des familles, et l’invocation de la justice pour étouffer les faits rappellent des pratiques bien connues. Ce qui est en jeu ici n’est pas seulement la réputation d’une institution, mais la protection de l’enfance, un principe fondamental que la République devrait défendre.
Il est crucial de reconnaître que le risque d’agression est omniprésent, que ce soit dans des structures publiques, privées, laïques ou confessionnelles. Cela nécessite une vigilance accrue et un engagement collectif pour protéger nos enfants.
Un appel à l’action
Il est temps de dépasser les débats stériles sur l’attribution de la responsabilité. La protection des enfants doit être l’objectif commun. Un projet de loi est en cours d’élaboration par le gouvernement, mais cela ne suffira pas sans un engagement de la société dans son ensemble. Il est essentiel de comparer les différentes initiatives et de réserver des ressources pour garantir un environnement sécurisé pour les enfants. En anticipant les coûts liés à ces mesures, nous pouvons mieux éviter les frais de futurs scandales.
Pour ceux qui cherchent à se déplacer ou à planifier des activités en famille, des plateformes comme Booking ou GetYourGuide peuvent être utiles pour organiser des sorties éducatives, tout en garantissant la sécurité des enfants.
Il est temps d’agir, non seulement pour nos enfants, mais pour l’avenir de notre société.





