
Les métiers du nucléaire : Quelles opportunités d’emploi ?
Le secteur nucléaire en France se positionne comme une industrie stratégique avec des perspectives d’emploi significatives. En 2026, le pays comptera 57 réacteurs répartis sur 18 centrales, avec six nouveaux réacteurs en construction : deux en Normandie, deux dans les Hauts-de-France et deux en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette filière est responsable de 70 % de la production électrique en France.
En termes d’emploi, le secteur représente environ 250 000 postes, répartis de la manière suivante : 36 % dans des entreprises de taille intermédiaire, 36 % chez les exploitants, 17 % au sein de grandes entreprises, et 11 % dans des PME et TPE. Au total, on dénombre 2 200 entreprises actives dans ce domaine.
L’industrie nucléaire offre une grande diversité de métiers, avec 97 professions différentes qui interviennent sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cela inclut des activités en amont (mines, combustibles), la construction des centrales, l’exploitation et la maintenance, ainsi que des opérations en aval (recyclage du combustible usé, gestion des déchets et démantèlement des centrales).
À l’horizon 2035, le secteur prévoit un besoin de 100 000 recrutements, dont deux tiers de postes pour des techniciens ayant un niveau de formation allant de CAP à BAC+3. Ces postes incluent des techniciens de maintenance, des coffreurs-bancheurs, des ferrailleurs et des dessinateurs projeteurs. Des ingénieurs, tels que des chefs de projet et des spécialistes en sûreté nucléaire, ainsi que des conducteurs de travaux et chefs de chantier, seront également recherchés.
Pour travailler dans une centrale nucléaire, une habilitation est requise, ainsi qu’une autorisation d’accès. Cette habilitation se compose de trois modules de formation : une formation générale sur le nucléaire, une formation spécifique à la radioprotection pour les salariés en zone contrôlée, et une formation complémentaire en sûreté qualité pour les éléments critiques.
Un plan d’actions « compétences » a été mis en place, fruit d’une collaboration entre l’Université des Métiers du Nucléaire (UMN) et le GIFEN, dans le cadre de l’étude MATCH. Ce plan vise à sécuriser les compétences nécessaires pour pourvoir les 100 000 postes d’ici 2035 et s’articule autour de sept leviers, notamment le renforcement de l’attractivité de la filière et l’adaptation de l’offre de formation.
Source : Portrait sectoriel national Nucléaire – janvier 2026, GIFEN.






