ONU : Le Conseil de sécurité, paralysé, se demande si l’extrême droite a vraiment sa place !
Le fait principal
Lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le constat est sans appel : le Conseil de sécurité est en état de paralysie totale. Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences Po Paris, souligne que « le Conseil de sécurité est paralysé et on ne peut pas le réformer », laissant présager un avenir sombre pour le multilatéralisme.
Ce qui s’est passé
Réuni au siège de l’ONU, le 22 septembre 2026, le monde a une nouvelle fois été témoin de l’inefficacité de ses institutions. Les tensions géopolitiques, exacerbées par des conflits régionaux, se heurtent à un Conseil de sécurité incapable de prendre des décisions. Les acteurs majeurs, notamment les États-Unis, la Russie et la Chine, continuent de jouer à un jeu d’échecs où la partie est figée, rendant toute réforme impossible.
Le contexte
Depuis plusieurs années, le multilatéralisme est en déclin. Les crises climatiques, les pandémies et les conflits armés exigent une coopération internationale renforcée. Cependant, l’ONU, censée être le phare de cette coopération, semble se transformer en un musée des promesses non tenues. L’absence de consensus entre les puissances et leur volonté de préserver leurs intérêts nationaux au détriment d’une action collective sont des facteurs clés de cette impasse.
Les chiffres à retenir
Selon des données récentes de l’ONU, 50 millions de personnes ont été déplacées en raison de conflits en 2025, un chiffre en constante augmentation. Pourtant, le Conseil de sécurité, fort de ses 15 membres, n’a pas réussi à adopter une seule résolution significative pour résoudre ces crises. Le contraste entre l’urgence des situations et l’inaction des décideurs est frappant.
Ce que cela révèle
Ce gel institutionnel met en lumière une vérité amère : les grandes puissances préfèrent le statu quo à la mise en œuvre de solutions durables. Les promesses de réforme du Conseil de sécurité, souvent brandies lors des discours d’ouverture, apparaissent désormais comme de simples slogans. C’est un peu comme si l’on promettait de réparer une voiture tout en continuant à conduire sans freins. Les conséquences sont désastreuses pour les populations touchées par les conflits, qui se retrouvent à la merci de décisions qui ne viendront jamais.
Ce qu’il faut retenir
La 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU révèle une institution en crise, incapable de répondre aux défis contemporains. Le multilatéralisme est en danger, et les promesses de réforme du Conseil de sécurité n’ont jamais semblé aussi vides. Dans un monde où les enjeux sont
Source : RFI
