
Nouveau meurtre à Fort-de-France : « J’ai entendu deux détonations puis une rafale de balles »
Quelques heures après une scène d’une rare violence, l’heure est à l’incompréhension ce vendredi 1er mai dans un quartier réputé calme, où règne habituellement un silence de cathédrale. C’est à quelques dizaines de mètres de l’église du Sacré-Cœur de Balata que le corps sans vie d’un jeune homme, non encore identifié, a été retrouvé hier soir aux alentours de 22h.
Selon les premières constatations médico-légales, la victime présentait une dizaine d’impacts de balles, toutes au niveau de la tête. Une autopsie sera réalisée à la demande du parquet de Fort-de-France.
Des « détonations » entendues
Ce nouvel homicide n’est pas passé inaperçu. Une riveraine, résidant à proximité de la scène de crime, a déclaré : « J’ai entendu deux premières détonations, puis une rafale de balles, aux alentours de 21h30 hier soir. » Un autre habitant du quartier, situé à une centaine de mètres, a également évoqué « une forte détonation dans le même créneau horaire », réalisant rapidement qu’il s’agissait de coups de feu.
Enquête confiée au STPJ
Peu après l’arrivée des forces de l’ordre sur les lieux, le décès de la victime a été confirmé sur place, compte tenu de la gravité de ses blessures. Son corps gisait à quelques mètres d’un bâtiment désaffecté, qui servirait de squat depuis plusieurs années, et pourrait constituer une première piste pour les enquêteurs.
Une enquête a été immédiatement ouverte et confiée au Service Territorial de la Police Judiciaire. Ce meurtre porte à dix le nombre d’homicides depuis le début de l’année en Martinique, dont neuf par balles, selon nos décomptes.
Louisy Berté, secrétaire territorial adjoint du syndicat Alliance Police nationale, a exprimé le désarroi des policiers : « On laisse faire et personne ne fait rien. Je pense aussi qu’il y a un travail important à faire au niveau national pour durcir les lois car on ne pourra pas continuer comme ça. Les policiers sont confrontés à des scènes de plus en plus violentes, ils interviennent sur des meurtres, sur des blessés graves. »
Source : RCI Martinique





