C’est inédit dans le sport américain : Comment Victor Wembanyama a réussi son pari « ultras » aux Spurs
En apparence, le Frost Bank Center de San Antonio est une immense arena de 19 000 places, typique du sport américain, avec sa sono omniprésente, ses hot-dogs coûteux et son écran géant. Cependant, lors du match 5 du premier tour des playoffs contre les Portland Trail Blazers, un phénomène inattendu s’est manifesté. Un groupe de 83 « Spurs Jackals » a bouleversé les conventions habituelles, se tenant debout durant toute la rencontre et animant l’ambiance avec des chants tels que « There’s only one San Antonio » et « Spurs are on fire, your defense is terrified ».
La dynamique a changé au sein de l’arena, où les chants se sont multipliés, contrastant avec les traditionnels « Defense, defense » souvent murmuré. Ce changement est en grande partie dû à Victor Wembanyama, le pivot français de 2,24 m, qui a lancé un projet d’« ultras » en septembre dernier. En invitant les fans à une audition, Wembanyama a attiré une centaine de personnes dès 7 heures du matin pour montrer leur enthousiasme.
Le processus a été marqué par une séance de brainstorming dirigée par Wembanyama, où il a présenté ses idées via un PowerPoint. Ce moment a été déterminant pour choisir les « nouvelles stars » du groupe, qui sont devenues les leaders des chants durant la saison. Les inspirations pour les chants viennent du Collectif Ultras Paris, que Wembanyama admire en tant que fervent supporter du PSG.
Au départ, les Jackals ont rencontré des difficultés pour se faire entendre dans l’arena, où la musique de fond dominait souvent. Cependant, au fil des matchs, leur présence a commencé à se faire sentir, et le système de sonorisation a même été coupé à certains moments pour leur laisser place. Les chants ont créé une atmosphère dynamique, contribuant à un bilan à domicile des Spurs de 32 victoires pour 8 défaites en saison régulière.
L’initiative de Wembanyama a également eu un impact sur l’énergie des spectateurs, transformant l’ambiance dans l’arena. Des chants en français, tels que « Qui ne saute pas n’est pas un Spur », ont commencé à résonner, témoignant d’une évolution culturelle au sein de la fanbase des Spurs. Les Jackals visent à élargir leur groupe à 200 membres pour la saison prochaine, tout en maintenant une ambiance amicale, sans insultes ni provocations envers les adversaires.
Cette approche novatrice pourrait bien redéfinir l’expérience des matchs de NBA à San Antonio, créant un modèle qui pourrait inspirer d’autres franchises à travers le pays.
Source : 20 Minutes




