
Natalité : Bruno Retailleau promet de sortir la France de « l’hiver démographique »
Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l’Élysée, a présenté le 29 avril sa « politique nataliste » visant à remédier à la chute des naissances en France. Parmi les mesures proposées figurent la création d’un revenu familial, la prolongation du congé de naissance jusqu’à six mois, et la déduction d’intérêts pour l’achat d’un logement.
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« Il n’y a pas de fatalité : le déclin démographique, on peut l’enrayer », a déclaré Retailleau, soulignant son intention de « bousculer l’ordre naturel des choses » pour investir dans l’avenir du pays. Ce sujet, qui résonne particulièrement avec les préoccupations de la droite, a été abordé dans le cadre de sa campagne présidentielle lancée il y a près de deux mois.
Père de trois enfants, Retailleau a critiqué les précédentes administrations, notamment François Hollande, qu’il accuse d’avoir « remis en cause l’universalité des allocations familiales », ainsi qu’Emmanuel Macron, qu’il reproche de poursuivre la même politique.
Aides sous conditions
Retailleau a affirmé qu’un « dynamisme démographique » est essentiel pour la création de richesses futures, rappelant que la France a enregistré, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, « plus de décès que de naissances » l’année dernière. Il a promis d’implémenter une politique nataliste pour répondre au désir d’enfant des Français, fondée sur trois piliers. Le premier consiste en un revenu familial de 240 € par mois pour le premier enfant, montant qui pourrait atteindre près de 1 000 € à partir du troisième.
Cependant, des conditions seraient appliquées pour bénéficier de ces aides. Pour les familles étrangères, une résidence et un travail d’au moins cinq ans seraient exigés. De plus, les aides pourraient être suspendues pour les parents présentant des « défaillances graves avérées ».
Retailleau a également précisé que ces mesures seraient « autofinancées », avec un coût estimé à 40,3 milliards d’euros, compensé par 41 milliards d’économies attendues grâce à la suppression de dispositifs existants, tels que les allocations familiales.
Prolongation du congé naissance
Le logement constitue un autre axe de son programme. Retailleau souhaite faciliter l’accès aux logements sociaux pour les familles modestes et permettre aux ménages d’acheter leur résidence principale tout en déduisant une partie des intérêts de leur emprunt immobilier de leur impôt sur le revenu.
Il prévoit aussi de prolonger le congé naissance à six mois, contre deux mois actuellement, tout en maintenant 70 % du salaire, ce qui entraînerait une dépense supplémentaire d’environ 700 millions d’euros.
Enfin, Retailleau s’engage à aider les entreprises à proposer des solutions d’accueil aux parents, tout en prévoyant de simplifier les normes pour la construction de crèches.
Source : La Croix.





