Natacha Rey : la vérité dérangeante que le RN préfère ignorer dans son récit victimaire.
Le fait principal
Natacha Rey, figure controversée de la complosphère française, est décédée le 13 septembre 2026, laissant derrière elle une traînée de rumeurs infondées, notamment celle prétendant que Brigitte Macron serait en réalité un homme nommé Jean-Michel Trogneux.
Ce qui s’est passé
Natacha Rey, qui se présentait comme une « journaliste indépendante », a radicalisé ses opinions durant la pandémie de Covid-19, s’opposant fermement à la vaccination et soutenant des figures de l’extrême droite. Son décès a été annoncé par l’activiste conspirationniste Xavier Poussard, une semaine après son décès. Rey avait été la source d’une campagne calomnieuse contre Brigitte Macron, initiée en 2021, qui a pris de l’ampleur grâce à des publications sur des sites complotistes. Malgré plusieurs tentatives de la part de médias reconnus pour l’interroger, elle n’a jamais pu fournir de preuves tangibles pour ses allégations.
Le contexte
La rumeur sur Brigitte Macron a été alimentée par une série d’articles dans le magazine d’extrême droite *Faits & Documents*, qualifiant l’épouse d’Emmanuel Macron de « faux » et insinuant des manipulations de la part de l’État. Rey a été identifiée comme l’une des principales voix de cette campagne, apparaissant dans des vidéos virales qui ont atteint des centaines de milliers de vues. Ses propos reflètent une méfiance profonde envers les institutions, qu’elle qualifiait de « totalitaires », et une tendance à relayer des théories du complot sans fondement.
Les chiffres à retenir
– 470 000 : nombre de vues d’une de ses vidéos en seulement quatre jours.- 8 000 euros : montant des dommages-intérêts que Rey et Amandine Roy ont été condamnées à verser à Brigitte Macron.- 500 euros : amende avec sursis infligée à chacune des deux femmes pour diffamation.
Ce que cela révèle
La trajectoire de Natacha Rey met en lumière les dangers d’une désinformation galopante, souvent relayée par des figures de l’extrême droite qui cherchent à déstabiliser le discours public. En tentant de faire passer des mensonges pour des vérités, Rey et ses semblables illustrent une stratégie de manipulation qui vise à saper la confiance des citoyens envers les institutions. Le fait que même certains acteurs de la « réinfosphère » aient désavoué ses théories souligne les limites de la crédibilité que peuvent atteindre ces allégations. La complosphère, loin d’être un simple phénomène marginal, révèle les fractures et tensions au sein du débat politique français.
Ce qu’il faut retenir
Natacha Rey, figure emblématique de la désinformation en France, a quitté ce monde en laissant derrière elle un héritage de rumeurs infondées et de complots. Sa mort, bien qu’elle puisse sembler clore un chapitre, pose la question de la pérennité de la désinformation dans un paysage médiatique déjà saturé par des discours extrêmes. La lutte contre ces fausses narratives est
Sources : Conspiracy Watch, Le Monde, Libération.
