
Objectif Mars : la NASA teste un moteur au lithium liquide d’une puissance record
La NASA a récemment annoncé le succès de tests sur un nouveau système de propulsion, un propulseur magnétoplasmique (MPD) fonctionnant au lithium liquide. Ces essais, réalisés au Jet Propulsion Laboratory (JPL) et au Glenn Research Center, marquent une avancée significative dans la recherche de technologies de propulsion adaptées aux missions spatiales lointaines.
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Contexte factuel
L’idée d’utiliser des métaux comme le lithium pour la propulsion remonte aux années 1960, mais n’avait pas été mise en œuvre en raison de la complexité technique et des priorités du programme Apollo. Actuellement, avec les missions vers Mars en perspective, cette technologie retrouve son intérêt. Les moteurs ioniques et à effet Hall, utilisés jusqu’à présent, fonctionnent principalement au xénon, un gaz noble coûteux et difficile à stocker pour des missions prolongées.
Le lithium, le métal le plus léger du tableau périodique, présente des avantages notables. Sa faible masse atomique permet d’atteindre des vitesses d’éjection plus élevées grâce à la force de Lorentz, augmentant ainsi l’impulsion spécifique et réduisant la masse de carburant nécessaire.
Données ou statistiques
Les tests récents ont permis d’atteindre une puissance de 120 kW, soit environ 25 fois plus que les moteurs de la sonde Psyché. Ce niveau de puissance est essentiel pour le transport de vaisseaux lourds, notamment pour des missions habitées. Les ingénieurs de la NASA ont dû surmonter des défis techniques, notamment la nécessité de chauffer le lithium pour le rendre liquide et éviter la corrosion dans les systèmes d’alimentation.
Conséquence directe
Bien que la NASA ait franchi une étape importante, des tests supplémentaires seront nécessaires pour évaluer la durabilité du moteur sur de longues périodes. Pour des missions vers Mars, des propulseurs MPD devront produire entre 2 et 4 mégawatts de puissance pendant 23 000 heures. Ce développement pourrait révolutionner la propulsion spatiale lourde, rendant des missions vers la Planète rouge plus viables.
Source : Les Numériques





