
Voyager 1 : la NASA tente l’opération de la dernière chance pour sauver sa sonde légendaire
La NASA a récemment pris des mesures cruciales pour préserver Voyager 1, la première sonde humaine à atteindre l’espace interstellaire. Après près de 49 ans de fonctionnement, l’engin se trouve à plus de 24 milliards de kilomètres de la Terre, un éloignement qui rend les communications de plus en plus difficiles. À cette distance, un signal radio met environ 23 heures pour parvenir à notre planète.
Voyager 1 fonctionne grâce à un générateur thermoélectrique à radioisotope, qui convertit la chaleur produite par la désintégration du plutonium en électricité. Cependant, ce combustible s’épuise et la sonde perd environ 4 watts par an. Les ingénieurs de la NASA se battent contre le temps pour maintenir au moins un instrument opérationnel au-delà des années 2030.
Le 17 avril, la NASA a désactivé le LECP (Low-energy Charged Particles), l’un des derniers instruments encore en activité de la sonde. Cet appareil, qui mesurait les particules chargées de basse énergie, a joué un rôle crucial dans la cartographie de l’espace au-delà de l’influence solaire. Avec cette désactivation, Voyager 1 ne dispose plus que de deux instruments opérationnels : un pour écouter les ondes de plasma et un autre pour mesurer les champs magnétiques.
Les sondes Voyager sont les seules à avoir quitté l’héliopause, la limite de la bulle magnétique du Soleil. Voyager 1 a atteint cet espace interstellaire en 2012, suivie par sa jumelle, Voyager 2, en 2018. Ces missions ont considérablement enrichi notre compréhension du Système solaire, notamment avec la découverte de volcans actifs sur Io, une lune de Jupiter, et l’étude des anneaux de Saturne.
Actuellement, chaque donnée transmise par Voyager 1 est précieuse, car aucune autre mission n’est prévue pour explorer cette région de la galaxie. Si un plan de maintenance, baptisé Big Bang, parvient à stabiliser la consommation électrique de la sonde d’ici l’été 2026, Voyager 1 pourrait continuer à transmettre des informations pendant quelques années supplémentaires, un exploit pour un engin initialement conçu pour une mission de cinq ans.
Source : Presse Citron






