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Narcotrafic : un accès direct aux données de la CPS pour accélérer les enquêtes
Une nouvelle convention signée entre l’État, le Pays, la CPS, la police nationale et la gendarmerie a été mise en place pour simplifier le partage de données dans la lutte contre le trafic de drogue. Pierre Frebault, directeur de la CPS, explique que cette initiative vise à donner aux services de police un accès direct aux fichiers RIMA, qui regroupent les informations personnelles des individus déclarés à la CPS. Auparavant, les forces de l’ordre devaient passer par des réquisitions, un processus souvent long et complexe.
L’objectif de cette convention est de fluidifier le travail d’investigation et de lever les obstacles aux enquêtes. Frebault précise : « Lorsqu’il y a une garde à vue en week-end, les services de la CPS ne travaillent pas. Mais les services de police peuvent avoir accès à l’information, car ils ont aussi des délais à respecter pour le maintien en garde à vue. »
Pour garantir la protection des données personnelles, seuls certains officiers de la police nationale et de la gendarmerie seront habilités à accéder à ces informations. Stéphane Brunet, commandant de la gendarmerie de Polynésie française, indique que ces officiers pourront examiner des éléments tels que les revenus et le patrimoine des individus, toujours sous le contrôle d’un magistrat dans le cadre d’une enquête judiciaire.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large, renforçant les moyens de lutte contre le narcotrafic sur le territoire, notamment après l’arrêté d’interdiction de paraître sur les points de deal, en vigueur depuis juin 2025.
(Source : La1ere.franceinfo)




