Municipales : Quatre ingérences numériques étrangères pendant la campagne
Quelques semaines avant les élections municipales, dont le deuxième tour a lieu ce dimanche 22 mars, Emmanuel Macron a annoncé un renforcement du service chargé de lutter contre les tentatives d’ingérences numériques étrangères, Viginum. Un réseau de coordination et de protection des élections (RCPE) a été créé pour faire face à une vague de manipulations en ligne, inspirée par des ingérences observées lors d’autres élections, notamment en Allemagne, en Moldavie et en Roumanie.
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Quatre tentatives d’ingérences numériques étrangères ont visé les municipales
Alors que la campagne pour le second tour se termine, Viginum a identifié quatre tentatives d’ingérences numériques étrangères ciblant les élections municipales. Ces actions, bien que variées, visaient principalement à déstabiliser le scrutin ou à atteindre une audience spécifique pour des gains financiers. Ce chiffre, bien qu’en augmentation par rapport aux précédentes municipales en 2020, reste relativement faible, ce qui indique que, malgré le risque, la situation n’a pas atteint le niveau de crise anticipé.
Le candidat LFI à Roubaix visé dans l’entre-deux-tours
Certaines tentatives de désinformation ont eu un écho médiatique considérable, notamment les fausses images de Pierre-Yves Bournazel, ancien candidat à la mairie de Paris, et les accusations de viol visant Sébastien Delogu, ancien candidat LFI à Marseille. Cependant, la majorité des publications liées à ces ingérences sont passées inaperçues.
Une opération a été lancée au moins un mois avant le scrutin. Selon Viginum, des acteurs liés à un mode opératoire russe ont conduit une campagne visant à s’implanter dans l’espace informationnel francophone, en créant des noms de domaine imitant des sites de presse locaux.
Ingérences et effet Streisand
Il est important de noter que ces tentatives d’ingérences ont eu un impact limité. Viginum a estimé que la campagne de désinformation était « sans effet significatif » et que le réseau de pages Facebook avait un « effet marginal sur le débat public numérique ». De plus, l’opération visant Pierre-Yves Bournazel n’a gagné en visibilité qu’après avoir été dénoncée publiquement, provoquant un effet Streisand, où le désir de cacher l’information a finalement suscité plus d’attention.
Ces observations soulignent la nécessité d’une vigilance continue face aux menaces numériques, même si les résultats de cette campagne semblent pour l’instant inférieurs aux craintes initiales.
Source : Viginum, Franceinfo, Le Monde.




