
Municipales en Guadeloupe : les finances délétères des communes, un défi majeur pour les maires
FAIT PRINCIPAL :
Les maires de Guadeloupe se retrouvent confrontés à des finances municipales en crise, rendant la mise en œuvre de projets électoraux presque impossible. Jean-Philippe Courtois, maire sortant de Capesterre-Belle-Eau, a déclaré : « On doit faire le deuil du projet électoral, on sait qu’on ne pourra pas le mettre en place ».
CONTEXTE FACTUEL :
Cette situation s’est aggravée depuis les élections municipales de 2020, où de nombreux nouveaux maires ont hérité de finances déjà fragiles. En 2019, des rapports de presse avaient mis en lumière la gravité de la situation, évoquant des communes « proches de la banqueroute ». Le quotidien France-Antilles avait alors publié un « bulletin de notes » évaluant la capacité d’autofinancement, les charges incompressibles, le niveau d’endettement et la capacité à recouvrer l’impôt des communes.
DONNÉES OU STATISTIQUES :
Les finances de certaines communes, comme Terre-de-Haut, aux Saintes, sont particulièrement préoccupantes. L’ancien maire, Louis Molinié, a été condamné pour détournements de fonds, laissant des finances exsangues. Les maires actuels se retrouvent donc à gérer des déficits importants sans perspective de redressement immédiat.
CONSÉQUENCE DIRECTE :
Cette crise financière limite considérablement la capacité des maires à répondre aux besoins de leurs administrés et à développer des projets locaux, aggravant ainsi le sentiment d’abandon dans certaines communes.
Source : France-Antilles



