
Municipales à Paris : Anne Hidalgo soutient Emmanuel Grégoire mais rejette toute alliance avec LFI
La maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, a finalement exprimé son soutien au candidat Emmanuel Grégoire, tête de liste de la gauche unie hors La France insoumise (LFI), en vue des élections municipales des 15 et 22 mars. Lors d’une déclaration faite le 20 janvier, elle a confirmé qu’elle voterait pour son ancien premier adjoint, bien qu’ils soient en désaccord.
« J’ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c’est Emmanuel Grégoire », a-t-elle affirmé dans un entretien. Cependant, elle a précisé : « Mais attention, une alliance avec La France insoumise, c’est sans moi. Emmanuel Grégoire le dit clairement », considérant Jean-Luc Mélenchon comme « une impasse pour la gauche ».
Cette prise de position intervient après plusieurs mois de silence sur la campagne de Grégoire, qui représente une union de la gauche comprenant écologistes, communistes et anciens membres de LFI. Hidalgo, qui a récemment terminé son mandat de douze ans, n’avait pas mentionné Grégoire lors de sa dernière cérémonie de vœux, invoquant une réserve légale.
Le climat entre Hidalgo et Grégoire s’est détérioré depuis son départ de l’Hôtel de ville en 2024 pour devenir député. La décision d’Hidalgo de ne pas briguer un troisième mandat a provoqué une primaire au sein du Parti socialiste, remportée par Grégoire en juin 2025. Des tensions avaient émergé lorsque Hidalgo avait déclaré qu’elle ne soutiendrait pas Grégoire s’il devenait le candidat du PS, arguant qu’il pourrait faire « perdre la gauche » aux municipales.
Interrogée sur son implication dans la campagne, Hidalgo a confirmé qu’elle continuerait à exercer son rôle de maire tout en s’opposant aux tentatives de discrédit. Elle a également mis en garde contre une éventuelle alliance entre Rachida Dati, candidate des Républicains, et Sarah Knafo, candidate de Reconquête, qui pourrait, selon elle, représenter un danger pour Paris.
Hidalgo a rappelé que Dati serait jugée en septembre 2026 pour corruption et trafic d’influence, une affaire qu’elle a qualifiée de préoccupante pour les électeurs.
Cet article s’appuie sur des déclarations récentes d’Anne Hidalgo et des informations issues de la campagne électorale actuelle.
Source : Le Monde avec AFP




