
Moscou récupère des sites religieux à Nice, au grand dam de l’Association cultuelle orthodoxe russe
En avril dernier, la justice française a statué en faveur de l’État russe, attribuant la propriété d’une église orthodoxe ainsi que d’un cimetière historique russe à Nice. Cette décision a été prise au détriment de l’Association cultuelle orthodoxe russe (Acor), qui gère ces lieux depuis plusieurs décennies. Ce jugement a suscité des réactions mitigées parmi les paroissiens, qui peinent à accepter le fait que la France, dans le contexte de la guerre en Ukraine, donne raison à l’État russe.
Depuis le milieu des années 2000, la Russie a engagé une opération pour récupérer des paroisses orthodoxes à travers l’Europe. Certaines de ces paroisses s’étaient détachées du patriarcat de Moscou au fil de l’Histoire, entraînant des litiges juridiques entre la Fédération de Russie et les associations qui administraient ces églises durant l’époque soviétique.
Les descendants des tsars russes, quant à eux, voient cette décision comme un retour aux sources et se réjouissent de cette restitution. La situation met en lumière les tensions existantes entre les différentes factions de l’orthodoxie en Europe et les implications politiques qui en découlent.
Cette affaire souligne également la complexité des relations entre l’État russe et les communautés orthodoxes à l’étranger, exacerbée par le climat géopolitique actuel.
Source : France 24





