La galaxie du Sombrero révèle ses secrets, de nouvelles images dévoilent un halo gigantesque et des structures cachées à 30 millions d'années-lumière

La galaxie du Sombrero révèle ses secrets

La galaxie du Sombrero, connue sous le nom de Messier 104, a récemment dévoilé de nouvelles facettes grâce à des images inédites publiées par le NOIRLab (National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory) de la National Science Foundation américaine. Située à environ 30 millions d’années-lumière dans la constellation de la Vierge, cette galaxie a été photographiée sous un jour nouveau, mettant en évidence un immense halo stellaire diffus et un mince arc de lumière, deux structures jusqu’ici invisibles.

Un instrument à 570 mégapixels au cœur du désert chilien

Les images ont été capturées avec la Dark Energy Camera, un appareil de 570 mégapixels monté sur le télescope Víctor M. Blanco de 4 mètres, situé au Cerro Tololo Inter-American Observatory (CTIO) dans les Andes chiliennes. Cet instrument est particulièrement sensible aux faibles luminosités, permettant de capturer simultanément le noyau brillant de la galaxie et ses structures périphériques.

Sur ces nouvelles images, le cœur de Messier 104 est entouré d’environ 2 000 amas globulaires, des sphères d’étoiles anciennes. L’anneau sombre, caractéristique de la galaxie, apparaît avec une netteté inédite, mettant en évidence la bande de poussières et d’hydrogène où se produit la majorité de la formation d’étoiles. Messier 104 s’étend sur 50 000 années-lumière et abrite un trou noir supermassif d’une masse équivalente à environ un milliard de soleils.

Ce que cachait le bord du chapeau

La découverte majeure réside dans le halo qui entoure la galaxie, s’étendant sur plus de trois fois sa largeur apparente, ce qui modifie considérablement sa taille perçue. Ce halo, composé d’étoiles vieilles et peu lumineuses, témoigne de l’histoire ancienne de la galaxie, incluant ses fusions passées et l’accrétion de matière au fil des milliards d’années.

Les images révèlent également un mince arc stellaire, suggérant une interaction gravitationnelle passée avec une galaxie satellite plus petite, déchiquetée et absorbée. Ces structures périphériques sont essentielles pour reconstituer l’histoire évolutive des galaxies.

Une galaxie familière aux archives encore pleines

Ces nouvelles données proviennent d’un communiqué officiel du NOIRLab daté du 24 avril 2026. Le traitement des images a été réalisé par T.A. Rector de l’Université d’Alaska Anchorage, en collaboration avec D. de Martin et M. Zamani du NSF NOIRLab. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la composition, l’âge et l’origine de ces nouvelles structures.

Ces images s’inscrivent dans une série d’observations récentes de Messier 104, le télescope spatial James Webb ayant effectué des observations en infrarouge moyen en 2024 et complété celles-ci en juin 2025. La Dark Energy Camera offre une vision complémentaire en lumière visible, permettant de découvrir des structures inattendues dans cette galaxie, initialement repérée par l’astronome français Pierre Méchain en 1781.

Source : NOIRLab

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