
Mort du cycliste Paul Varry à Paris : le parquet requiert un procès pour meurtre contre l’automobiliste soupçonné
Le parquet de Paris a requis le renvoi pour meurtre devant la cour d’assises de l’automobiliste Ariel M., âgé de 53 ans, soupçonné d’avoir volontairement écrasé le cycliste Paul Varry, âgé de 27 ans, en octobre 2024. Ce drame, survenu en plein cœur de la capitale, a suscité une vive émotion au sein de la communauté cycliste et au-delà.
Dans son réquisitoire définitif, consulté par franceinfo le 28 avril 2026, le parquet estime que les éléments recueillis durant l’instruction permettent de caractériser une intention homicide de la part du conducteur. Cette décision a été saluée par l’avocat de la famille de la victime.
Le réquisitoire évoque de nombreux témoignages concordants décrivant une scène violente. Ariel M. aurait percuté volontairement Paul Varry, écrasant le jeune homme avec les roues avant et arrière de son SUV dans une accélération « soudaine et franche ». Un témoin a comparé la manœuvre à celle d’un véhicule prenant un dos-d’âne à vive allure.
Au moment des faits, Ariel M. avait déclaré avoir été « terrorisé » par la victime et avoir tenté de fuir. Cependant, le parquet conteste cette version, s’appuyant sur des témoignages et des analyses de vidéosurveillance. Il souligne que la manœuvre ne pouvait être accidentelle, car le cycliste était visible et sa présence sous les roues aurait provoqué des secousses dans l’habitacle du véhicule.
Le comportement de l’automobiliste après l’accident est également mis en avant. Des témoins l’ont décrit comme « détaché » et « calme », montrant un « je-m’en-foutisme » inapproprié face à la gravité de la situation.
Yassine Bouzrou, avocat de la famille, a exprimé son soulagement face à la reconnaissance de l’intention homicide par le parquet, affirmant que les faits démontrent que l’automobiliste n’a pas seulement voulu blesser, mais a délibérément décidé d’écraser Paul Varry.
Ariel M. avait été brièvement relâché sous bracelet électronique en avril, mais le parquet a fait appel de cette décision. Il est désormais de nouveau en détention provisoire, une mesure jugée appropriée par l’avocat de la famille, qui souligne le mépris de l’accusé pour la vie humaine.
Source : franceinfo




