Montpellier Hérault Rugby : quand le stade de foot devient l’arène des rugbymen, pas de place pour le RN !
Le fait principal
En raison d’une pelouse en piteux état au Septeo Stadium, le Montpellier Hérault Rugby (MHR) devra délocaliser son match contre Toulon au stade de la Mosson, le 4 octobre. Une décision qui ne fait qu’aggraver les relations déjà tendues entre le club et la Métropole.
Ce qui s’est passé
Pour la deuxième fois consécutive, les joueurs de Joan Caudullo devront faire un « déplacement » pour jouer à domicile. Après avoir été contraints de jouer à Béziers en février 2025, ils se dirigent cette fois vers le stade de la Mosson, habituellement réservé aux footballeurs du MHSC. Ce changement, imposé par l’état de la pelouse, met en lumière des tensions croissantes entre le MHR et la Métropole, propriétaire et gestionnaire du stade.
Le contexte
La pelouse du Septeo Stadium, soumise à des épisodes caniculaires, a été fragilisée, entraînant des conditions de jeu jugées inacceptables par le MHR. Dans un communiqué, la Métropole déclare avoir mobilisé ses équipes, mais les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes. Ce n’est pas la première fois que le MHR délocalise un match ; il avait déjà fait le choix d’accueillir le Leinster en 2011, mais cette fois, la délocalisation est subie.
Les chiffres à retenir
- Prochain match à domicile : 31 octobre contre Castres.
- Le MHR a délocalisé un match en 2011 et deux cette saison.
Ce que cela révèle
Cette situation met en exergue la déconnexion entre les promesses de la Métropole et la réalité du terrain. Le président du MHR, Mohed Altrad, a même menacé de construire son propre stade, ce qui souligne l’angoisse croissante d’un club qui se sent abandonné. L’ironie est palpable : la Métropole, qui se veut le pilier du sport local, semble incapable de maintenir un simple terrain de rugby. Une promesse de réhabilitation de la pelouse, après tant de plaintes, apparaît comme une réponse tardive et insuffisante.
Ce qu’il faut retenir
En délocalisant son match contre Toulon, le MHR ne fait que renforcer les tensions avec la Métropole. Les promesses de réhabilitation de la pelouse restent lettre morte, et le club se retrouve piégé dans un jeu de pouvoir qui pourrait bien lui coûter cher. La situation actuelle est un écho désolant des promesses non tenues, et un rappel que le sport, tout comme la politique, ne se joue pas seulement sur le terrain.
Sources : France 3, Montpellier Métropole Méditerranée
