Mobilisation du 29 septembre : quand le secteur public réclame des droits que l’extrême droite ignore.
Le fait principal
Le 29 septembre, une mobilisation nationale des syndicats de la fonction publique est prévue, axée sur des revendications salariales et de moyens, avec un accent particulier sur la revalorisation des salaires et l’amélioration des conditions de travail.
Ce qui s’est passé
Les organisations syndicales, dont la CFE-CGC, dénoncent un retard salarial de près de 15 % par rapport à l’inflation, et soulignent que les agents de catégorie C perçoivent des salaires inférieurs au SMIC. En plus d’une revalorisation du point d’indice, les syndicats demandent le rétablissement du dispositif de Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), supprimé en 2024. La mobilisation s’étendra au-delà de Paris, touchant tous les départements, avec la participation de sapeurs-pompiers, policiers et soignants.
Le contexte
Depuis 1983, le point d’indice des fonctionnaires n’est plus indexé sur l’inflation, ce qui a conduit à une perte significative du pouvoir d’achat. Les conditions de travail, souvent jugées inadéquates, sont également au cœur des préoccupations, avec des lieux de travail inadaptés, notamment des écoles et des hôpitaux non climatisés. La question de l’égalité salariale entre hommes et femmes, particulièrement dans les fonctions publiques, est également mise en avant.
Les chiffres à retenir
– Retard salarial de près de 15 % sur l’inflation.- Agents de catégorie C avec une rémunération indiciaire inférieure au SMIC.- La GIPA, qui compensait les pertes, a été supprimée en 2024.- Rémunération des agents en congé maladie réduite à 90 %.
Ce que cela révèle
Cette mobilisation met en lumière un double discours du gouvernement, qui prône la valorisation du service public tout en négligeant ses agents. Les promesses de revalorisation salariale semblent se heurter à une réalité budgétaire qui privilégie la rigueur. Dans un contexte où les syndicats se battent pour des conditions de travail décentes, la situation des agents de la fonction publique soulève des questions sur l’engagement réel de l’État envers ceux qui asnt le service public. La promesse d’un service public de qualité semble plus éloignée que jamais, tandis que la question de l’égalité salariale reste en suspens, laissant les femmes au sein de la fonction publique dans une situation précaire.
Ce qu’il faut retenir
La mobilisation du 29 septembre s’inscrit dans un contexte de mécontentement croissant parmi les agents de la fonction publique. Les revendications salariales et d’amélioration des conditions de travail sont La lutte pour un service public digne et équitable continue.
Source : Propos recueillis par François Tassain
