La mobilisation du 17 octobre a été marquée par des affrontements et des dégradations impliquant des groupes masqués, distincts des cortèges officiels. Les éléments rapportés décrivent deux profils : des militants associés aux black blocs et des individus qui profiteraient du désordre pour piller des commerces.
Des groupes masqués en marge des cortèges
Avant même le début des manifestations, des centaines de personnes vêtues de noir et dissimulant leur visage ont fait face aux forces de l’ordre. Leur organisation en groupes compacts, souvent à l’écart du cortège, correspond au mode opératoire attribué aux black blocs d’ultragauche.
À Lille, Marseille et Paris, des tags ont également été relevés, notamment sur des mairies. Certains reprenaient le symbole anarchiste — un « A » entouré d’un cercle — ou l’acronyme antipolice ACAB, signifiant « All cops are bastards ».
Du matériel saisi lors des affrontements
Ces groupes, décrits comme aguerris et porteurs d’un mot d’ordre révolutionnaire, disposaient de matériel. Parmi les objets saisis par les forces de l’ordre figuraient des armes artisanales et de faux brassards de police. Les éléments disponibles ne précisent ni leur nombre ni les circonstances détaillées de chaque saisie.
Des pillages opportunistes
À ces militants s’ajouteraient des personnes venues profiter du chaos pour s’emparer de marchandises. Guillaume Farde, consultant police-justice, distingue ces individus des groupes qui affrontent directement les forces de l’ordre : selon lui, les pilleurs arrivent plutôt dans un second temps, après avoir observé la situation.
Les commerces visés seraient le plus souvent des boutiques de luxe, des magasins de jeux vidéo ou de vêtements de sport. Les objets dérobés auraient en commun d’être faciles à revendre, précise le consultant.
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
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