Le campanile de l’hôtel de ville de Limoges s’est effondré dans la soirée du samedi 17 octobre, alors que le bâtiment était ravagé par un incendie. La séquence, diffusée en vidéo, montre la chute de cette structure qui culminait à 43 mètres. Inauguré en 1883, l’édifice a subi des dégâts majeurs lors des violences survenues après la manifestation contre la vie chère. (fr.euronews.com)

Un incendie qui ravage l’hôtel de ville
À Limoges, la manifestation du 17 octobre a rassemblé environ 5 000 personnes, selon le préfet de la Haute-Vienne. Des affrontements ont éclaté en fin de mobilisation. D’après les autorités citées dans les informations disponibles, des individus ont brisé des vitres de la mairie, pénétré dans le bâtiment et y ont mis le feu.
Les flammes ont gagné l’édifice tandis que des personnes se trouvaient encore à l’intérieur, parmi lesquelles des élus, des policiers municipaux et des agents municipaux. Le préfet, Maurice Barate, a indiqué qu’aucune d’entre elles n’avait été blessée. Il a décrit un bâtiment très lourdement endommagé, dont le toit s’est effondré sur les étages inférieurs, à l’exception de l’aile ouest.
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, a lui aussi fait état d’un sinistre toujours en cours au moment de sa prise de parole. Le vent compliquait la situation, a-t-il déclaré, alors que le beffroi venait de s’écrouler.
Un édifice inauguré en 1883
L’hôtel de ville avait été inauguré en 1883. Son architecture s’inspirait de celle de l’hôtel de ville de Paris. La vidéo montre l’effondrement du campanile, également appelé clocher ou beffroi, qui dominait la toiture à 43 mètres de hauteur.
Le préfet a estimé que les deux tiers de la façade avaient disparu et a qualifié les dégâts de catastrophe patrimoniale. Le maire a, de son côté, jugé le bâtiment en grande partie perdu. Ces évaluations ont été formulées dans la soirée du 17 octobre, alors que l’incendie continuait de progresser.
Sur place, des centaines de personnes ont assisté à l’embrasement de la mairie. Des photographies de l’édifice avant le sinistre ont aussi été partagées sur X, tandis que des témoins exprimaient leur désarroi devant les dégâts.
Des violences dans le centre-ville
L’incendie de la mairie s’inscrit dans une série de violences survenues à Limoges après la mobilisation nationale. Le préfet a fait état de heurts aux abords d’une autoroute, où les forces de l’ordre auraient reçu des projectiles, ainsi que de dégradations visant des commerces et la préfecture.
Quatre voitures de la police nationale et deux de la police municipale ont été brûlées ou fortement endommagées, selon les éléments rapportés. Le maire a dénoncé les attaques et mis en cause des individus qu’il distingue des manifestants. Le préfet a également attribué l’incendie à un acte volontaire de casseurs.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Vincent Gibert








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