Au lendemain de la mobilisation du samedi 17 octobre 2026 contre la vie chère, les autorités font état de 1 800 interpellations en France et de plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés. Des dégradations et des pillages ont été signalés dans plusieurs villes, tandis que l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges a ravagé une grande partie du bâtiment. Une réunion de crise est prévue dimanche soir à Matignon.
Un bilan encore provisoire
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué dimanche matin que 1 800 personnes avaient été interpellées à la suite des violences survenues samedi et jusque dans la nuit. Il a également fait état de plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés, précisant que le bilan n’était pas définitif.
À Paris, la préfecture de police a annoncé 855 interpellations lors de la journée, un chiffre qu’elle a présenté comme un record. Le parquet recensait, de son côté, 517 personnes en garde à vue dimanche : 346 majeurs et 171 mineurs. Ce bilan, encore non consolidé, concerne les personnes placées en garde à vue après les interpellations.
Les faits reprochés à Paris comprennent notamment le recel de vol, la participation à un groupement en vue de commettre des violences et des dégradations. Selon le parquet, les arrestations se sont poursuivies jusqu’aux environs de 6 heures dimanche matin.

Limoges, symbole des dégâts
À Limoges, l’hôtel de ville a été incendié volontairement pendant la mobilisation. Le maire, Guillaume Guérin, élu Les Républicains, a accusé la police nationale d’avoir manqué de moyens et d’avoir reculé face aux casseurs. Il a formulé ces critiques devant les décombres du bâtiment.
Le préfet de la Haute-Vienne, Maurice Barate, a indiqué que la partie historique de l’édifice, datant du XIXe siècle, était presque entièrement détruite à l’intérieur. La toiture s’est effondrée. Seule la partie arrière, plus récente, a pu être préservée par les pompiers.
Les violences et les pillages ont également marqué d’autres villes. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, doit présider dimanche à 19 heures une cellule interministérielle de crise. Selon Matignon, les échanges porteront sur les conséquences pour l’économie et les commerces, les assurances et le suivi judiciaire. Des maires, notamment à Paris, Lyon, Marseille et Limoges, ont demandé des engagements à l’exécutif.
Les appels à poursuivre la mobilisation

Les réactions politiques se sont poursuivies dimanche. Marine Tondelier, dirigeante des Écologistes et candidate à la présidentielle, a réclamé la démission de Laurent Nuñez. Elle lui reproche de ne pas avoir prévu un dispositif adapté et estime qu’il a sous-évalué l’ampleur des violences. Le Rassemblement national avait également demandé le départ du ministre dans une publication diffusée samedi.
Sur le volet social, Benjamin Ball, éditeur du site 17octobregiletjaune.net et organisateur de la manifestation, appelle à poursuivre les perturbations et les blocages logistiques. Il invite aussi à soutenir les mobilisations lycéennes et étudiantes et à préparer un blocage général reconductible à partir du 5 novembre.
Une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU a appelé à une journée de grève et de manifestation le 5 novembre 2026. Elle entend mobiliser salariés du privé et du public, retraités et jeunes autour des salaires, des services publics, de l’emploi et de l’industrie. La CGT a, elle, appelé à poursuivre une mobilisation pacifique et à préparer les prochaines étapes.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : Rédaction Internet








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