
Meta développe une IA à l’image de Mark Zuckerberg pour interagir avec ses employés
Meta, la société mère de Facebook et WhatsApp, est en train de concevoir une intelligence artificielle qui imite le style, le ton et les déclarations de son directeur général, Mark Zuckerberg. Les employés devraient, à terme, pouvoir interagir avec cette IA.
Cette initiative vise à offrir un accès immédiat à un « patron » virtuel, permettant aux employés de poser des questions à tout moment. Selon le Financial Times, qui cite des sources anonymes, Zuckerberg participe activement à l’entraînement et aux tests de ce modèle de langage.
L’IA est conçue pour reproduire les manières de parler et de penser de Zuckerberg, dans le but de créer une connexion plus personnelle entre le fondateur et ses employés. Ce projet pourrait également servir d’outil de communication interne.
Meta travaille également sur le développement de personnages 3D photoréalistes alimentés par l’IA, avec lesquels les utilisateurs pourraient interagir en temps réel. Cependant, des questions se posent quant aux implications légales de cette technologie. Par exemple, que se passerait-il si l’IA faisait des promesses, comme une augmentation de salaire ou un jour de congé, qui ne seraient pas validées par la direction?
Des précédents existent, comme le cas d’Air Canada, où un chatbot avait promis des réductions erronées, entraînant une condamnation à indemniser un client. Une telle situation pourrait soulever des questions sur la responsabilité de l’entreprise en cas d’erreurs commises par l’IA.
Cette annonce survient dans un contexte de tensions sociales au sein de Meta, qui a récemment annoncé la suppression de 10% de ses effectifs, soit environ 8 000 postes. Selon des sources internes, ces licenciements visent à optimiser la gestion de l’entreprise tout en compensant d’autres investissements, notamment dans l’intelligence artificielle.
Meta prévoit d’augmenter ses dépenses d’investissement, qui pourraient atteindre 135 milliards de dollars cette année, afin de rester compétitif dans le domaine de l’IA. Une partie de ces fonds sera dédiée au développement de l’IA inspirée de Mark Zuckerberg.
Source : Financial Times






