Maladies infantiles -Bronchiolite du nourrisson : un nouvel anticorps préventif est disponible
La bronchiolite aiguë du nourrisson est une maladie respiratoire notamment due au virus respiratoire syncytial (VRS). Majoritairement bénigne, elle peut néanmoins être à l’origine de complications graves chez le très jeune nourrisson. Cette épidémie saisonnière débute généralement mi-octobre et se termine à la fin de l’hiver avec un pic durant le mois de décembre.
La campagne de prévention se déroule cette année du 14 septembre 2026 au 28 février 2027 et propose 2 types de traitement préventif.
Un anticorps pour immuniser les nourissons contre la bronchiolite
L’immunisation par anticorps monoclonal est réalisée dès la naissance ou avant la première saison de circulation du VRS pour l’enfant. Un nouvel anticorps monoclonal, Enflonsia, vient compléter depuis août 2026 l’offre d’immunisation.
3 médicaments sont ainsi disponibles pour les nouveaux-nés et les nourissons de moins d’1 an qui vont connaître leur première saison d’exposition au VRS (la mère ne doit pas avoir reçu le vaccin Abrysvo). Ils protègent l’enfant sur une durée de 5 mois correspondant à la durée moyenne de circulation du virus :
- Beyfortus ;
- Enflonsia ;
- Synagis (réservé aux enfants prématurés et aux nourrissons à haut risque souffrant de maladie cardiaque ou pulmonaire grave ; administré uniquement en établissement de santé).
La prise en charge de l’anticorps par l’Assurance maladie est de 100 % à l’hôpital. Elle est de 65 % en ville depuis le 31 août 2026 (30 % auparavant), le reste à charge étant variable selon les mutuelles.
À noter
Le Beyfortus ou le Synagis peuvent aussi être administrés jusqu’aux 24 mois de l’enfant si celui-ci reste vulnérable à une infection sévère lors de la deuxième saison d’exposition au virus (mais Enflonsia ne peut être administré que pour la première saison).
Les enfants nés durant la campagne de prévention (entre le 14 septembre 2026 et le 28 février 2027) pourront se voir proposer une dose d’anticorps directement en maternité quelques jours après leur naissance. Elle peut aussi être administrée en ville.
Les enfants nés entre le 21 février 2026 et le 13 septembre 2026 peuvent bénéficier d’une immunisation de rattrapage en ville. L’anticorps peut être prescrit par un médecin ou une sage-femme et être administré par les médecins, les sages-femmes et les infirmiers, ainsi qu’en PMI.
La vaccination maternelle pour immuniser le bébé contre la bronchiolite
Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner en pharmacie ou en établissement de santé avec le vaccin Abrysvo. Il est administré au 8e mois de grossesse (entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée). Il permet de protéger le nourrisson dès la naissance si celle-ci a lieu plus de 2 semaines après l’injection et jusqu’à 6 mois après sa naissance.
La vaccination peut être prescrite et réalisée par les médecins, les sages-femmes, les infirmiers diplômés d’État (IDE) et les pharmaciens. Elle est prise en charge à 100 % par l’Assurance maternité dans le cadre du remboursement des soins à 100 % des femmes enceintes (à partir du 6e mois de grossesse).
Le fait principal
La bronchiolite aiguë du nourrisson, maladie respiratoire causée principalement par le virus respiratoire syncytial (VRS), fait l’objet d’une campagne de prévention inédite en France. Cette année, un nouvel anticorps monoclonal, Enflonsia, est désormais disponible pour immuniser les nourrissons, avec une campagne s’étalant du 14 septembre 2026 au 28 février 2027.
Ce qui s’est passé
La bronchiolite, bien que souvent bénigne, peut entraîner des complications graves chez les très jeunes nourrissons. La campagne de prévention vise à immuniser les enfants dès leur naissance ou avant leur première exposition au VRS. Enflonsia rejoint ainsi Beyfortus et Synagis, trois traitements préventifs disponibles pour les nourrissons de moins d’un an. La prise en charge de ces anticorps par l’Assurance maladie est de 100 % à l’hôpital et de 65 % en ville depuis le 31 août 2026.
Le contexte
La bronchiolite est une épidémie saisonnière, dont le pic se situe généralement en décembre. La vaccination des femmes enceintes avec le vaccin Abrysvo est également encouragée, permettant de protéger le nourrisson dès sa naissance. Cette stratégie de prévention est cruciale, surtout dans un contexte où les hôpitaux peuvent être rapidement saturés pendant la saison hivernale.
Les chiffres à retenir
– Campagne de prévention : 14 septembre 2026 au 28 février 2027.- Prise en charge des anticorps : 100 % à l’hôpital, 65 % en ville.- Durée de protection des médicaments : 5 mois.
Ce que cela révèle
Cette initiative de santé publique met en lumière les enjeux de la prévention dans un système de santé déjà sous pression. En effet, alors que le gouvernement se vante de ses efforts pour protéger les plus vulnérables, il est difficile de ne pas faire le lien avec les coupes budgétaires passées dans le secteur de la santé. La promesse d’une couverture à 100 % semble plus un slogan qu’une réalité, surtout pour les familles dont les mutuelles ne couvrent pas le reste à charge. En somme, une belle opération de communication, mais à quel prix pour les parents ?
Ce qu’il faut retenir
La campagne de prévention contre la bronchiolite, avec l’introduction d’Enflonsia, est une avancée significative pour la santé des nourrissons en France. Cependant, elle soulève des questions sur la véritable accessibilité des soins dans un système déjà fragilisé par des choix politiques discutables. Entre promesses et réalité, le chemin reste semé d’embûches pour les familles.
Sources : Service-public.fr
