Sous pression, l’Ademe : le président s’érige en héros des collectivités… pendant que le RN sabote l’écologie !
Le fait principal
L’Ademe, l’agence de la transition écologique, se retrouve sous pression alors qu’elle fait face à une menace de réduction de plus de 30 % de son budget d’ici 2027. Lors d’une conférence de presse à Lille, le 22 septembre, son président, Sylvain Waserman, a réaffirmé le rôle crucial de l’agence auprès des collectivités locales.
Ce qui s’est passé
Cette conférence s’est tenue à l’occasion de la journée nationale des collectivités. Waserman a mis en avant le programme « Territoire Engagé Transition écologique », adopté par 40 % des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) en France. Ce programme se concentre sur deux axes : l’air et l’énergie climat, ainsi que l’économie circulaire et la gestion des déchets. En parallèle, il a salué le réseau « Élus pour agir », qui regroupe près de 7 000 membres, soulignant l’importance d’un partage d’expertise entre élus.
Le contexte
Dans un climat politique tendu, où la transition écologique est souvent mise à mal par des discours minimisant son importance, l’Ademe se positionne comme un acteur clé. Les collectivités, souvent en première ligne des enjeux environnementaux, dépendent de l’expertise et du soutien financier de l’agence. Cependant, les coupes budgétaires annoncées pourraient compromettre cette dynamique.
Les chiffres à retenir
– Réduction de plus de 30 % du budget de l’Ademe prévue pour 2027.- 40 % des EPCI en France ont adopté le programme « Territoire Engagé Transition écologique ».- Près de 7 000 membres dans le réseau « Élus pour agir ».- 600 ingénieurs au service de l’Ademe.
Ce que cela révèle
Alors que l’Ademe tente de prouver son efficacité face à des critiques parfois infondées, la réalité budgétaire pourrait faire voler en éclats ses efforts. Jean-François Montagne, vice-président à la communauté urbaine de Dunkerque, a vigoureusement défendu l’agence, évoquant des « mauvais génies » qui voudraient la faire passer pour une « coquille vide ». Pourtant, ces déclarations semblent ignorer l’éléphant dans la pièce : les coupes budgétaires imminentes. Si l’Ademe est essentielle pour la transition écologique, ces menaces financières soulèvent des questions sur l’engagement réel du gouvernement envers ses propres objectifs environnementaux.
Ce qu’il faut retenir
L’Ademe, bien qu’elle se présente comme un pilier de la transition écologique, se trouve à un tournant critique. La réduction de son budget pourrait non seulement entraver ses missions, mais aussi remettre en question la sincérité des engagements politiques en matière d’écologie. Dans un contexte où la transition écologique est
Source : conférence de presse de l’Ademe, 22 septembre 2023.
