Comment maintenir la qualité du sol, le rendre fertile

Comment maintenir la qualité du sol et le rendre fertile

Après le froid et la pluie de l’hiver, il est essentiel d’amender le sol de votre jardin. Maryse Friot, présidente de la société d’horticulture de Touraine, partage ses conseils pour préserver la santé du sol.

Un sol n’est pas simplement un support pour les plantes ; il est vivant, abritant de nombreux organismes qui interagissent avec les matières minérales. Il est crucial de respecter cette biodiversité et de ne pas tasser le sol.

La première consigne est de ne pas laisser un sol nu. Il est recommandé de planter des plantes couvre-sol, de pailler, et de permettre aux adventices de se développer dans les espaces non cultivés, tout en contrôlant leur croissance. De plus, il est conseillé de ne pas intervenir sur un sol gorgé d’eau.

Le jardinier doit prêter attention à la vie du sol, où chaque groupe d’individus joue un rôle spécifique. Les lombrics, les racines des plantes et les filaments microscopiques des champignons contribuent à la dégradation de la matière organique. Grâce à ces organismes, le sol peut transformer la matière organique et minérale en nutriments essentiels comme l’azote et le phosphate, indispensables à la croissance des plantes.

La richesse de la vie du sol est impressionnante, avec un poids variant de 5 à 10 tonnes par hectare. Après une pluie, l’odeur caractéristique de terre, due à la géosmine, témoigne de la présence bactérienne. Un sol riche en organismes vivants favorise un environnement propice à la croissance des plantes.

Pour rendre un sol fertile, il est nécessaire de le décompacter, de l’aérer, de le maintenir humide sans excès d’eau, et de l’enrichir en matière organique.

Comment procéder :

  1. Utiliser une grelinette ou une fourche-bêche pour soulever superficiellement le premier horizon du sol, sans retourner les couches afin de préserver les vers de terre.
  2. Apporter de la matière organique bien décomposée, âgée de 2 à 3 ans.

Cette matière organique peut provenir de feuilles de végétaux, de fumier de vache ou de crottin de cheval, de compost de déchets végétaux, ou éventuellement de terreau.

Les éléments doivent être bien mélangés pour assurer une homogénéité et une aération optimale. Une fois préparé, ce mélange doit être épandu sur le sol et incorporé superficiellement.

Il est également possible de diviser le potager en plusieurs zones : une partie avec de la matière organique, une autre recouverte d’un paillage, et une troisième zone occupée par des légumineuses qui fixent l’azote atmosphérique, contribuant à la fertilisation du sol.

Ces pratiques permettent de générer un sol vivant et fertile, garantissant ainsi une meilleure productivité des cultures.

Source : Maryse Friot, société d’horticulture de Touraine.

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