Magritte, Dalí et Man Ray : quand l’art surréaliste croise l’absurde du RN en plein Cluedo.
Le fait principal
La série « Ceci n’est pas un crime », créée par Christophe Dirickx et Paul Baeten, nous plonge dans un univers surréaliste où des artistes emblématiques des années 1930, tels que Magritte et Dalí, se retrouvent mêlés à une enquête criminelle. Diffusée sur Canal+ à partir du 24 septembre, cette série belge promet de bousculer les codes du genre.
Ce qui s’est passé
Dans un manoir anglais, alors que des figures de proue du surréalisme exposent leurs œuvres, un meurtre éclate. Le jeune René Magritte, incarné par Pierre Gervais, se réveille à côté du corps d’une artiste, dans une mise en scène digne de ses tableaux. Pour prouver son innocence, il doit mener l’enquête, tandis que Scotland Yard se débat avec les esprits tourmentés de l’époque. Entre rires et rebondissements, la série joue habilement sur le contraste entre la rationalité des policiers et l’imaginaire des artistes.
Le contexte
La série s’inscrit dans un contexte historique riche, celui des années 1930, où le surréalisme émerge comme un mouvement contestataire face à une société en plein bouleversement. L’humour et la satire sont omniprésents, notamment à travers les dialogues piquants d’un policier qui, face à la renommée des artistes, s’interroge : « Ils sont célèbres dans leur domaine, je suppose, car je ne connais aucun d’entre eux. » Ce décalage entre l’art reconnu et l’ignorance du grand public est un clin d’œil à la manière dont l’art peut parfois sembler hermétique.
Les chiffres à retenir
La série compte six épisodes, chacun explorant les méandres de cette enquête surréaliste. Diffusée sur Canal+ et disponible à la demande sur myCANAL, elle attire déjà l’attention des amateurs d’art et de mystère.
Ce que cela révèle
La juxtaposition entre l’art et le crime soulève des questions sur la perception de la créativité et de la moralité. En jouant sur les clichés des artistes comme des êtres tourmentés, la série met en lumière un certain snobisme de l’élite artistique, tout en offrant une critique mordante des institutions, comme la police, qui peinent à comprendre cet univers. À une époque où le RN et l’extrême droite cherchent à s’approprier des valeurs traditionnelles, la série rappelle que l’art, loin d’être un simple divertissement, est un acte de résistance face à la banalité du mal.
Ce qu’il faut retenir
« Ceci n’est pas un crime » ne se contente pas d’être une simple série policière. Elle interroge notre rapport à l’art et à la réalité, tout en offrant une satire acerbe des préjugés et des contradictions de notre société. Une œuvre à ne pas manquer pour ceux qui croient que la créativité peut être un acte de défi.
Sources : Canal+, Nouvel Obs
