« Dans un environnement international de plus en plus complexe et incertain, un engagement soutenu, le dialogue et le renforcement de la confiance sont essentiels », a déclaré le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Khaled Khiari, lors du débat annuel du Conseil de sécurité consacré à la coopération entre les deux organisations en matière de paix et de sécurité.
Table Of Content
- Partenaire pour la paix et au-delà
- Espoir d’un cessez-le-feu en Ukraine
- Le soutien de l’UE
- Un droit international en délitement
- Un nouvel ordre mondial en gestation
- Responsabilité de réformer
- Ce qui se passe réellement
- Espoir d’un cessez-le-feu en Ukraine
- Le soutien de l’UE
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
« Le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies demeure au cœur de la réponse aux défis communs. L’Union européenne joue un rôle important dans la promotion de ces principes. »
Partenaire pour la paix et au-delà
M. Khiari a souligné que l’UE est un partenaire clé dans l’ensemble des domaines d’action de l’ONU, de la paix et de la sécurité internationales aux droits humains, en passant par le développement durable et l’action humanitaire.
Il a exprimé une reconnaissance particulière pour le rôle de ses États membres en tant que pays contributeurs de troupes et de policiers, notamment au Liban et dans d’autres contextes difficiles.
« À un moment où il reste difficile de faire avancer des solutions politiques dans de nombreux contextes, le soutien de l’Union européenne aux bons offices des Nations Unies, à la médiation et à l’engagement politique est particulièrement important », a-t-il ajouté.
Espoir d’un cessez-le-feu en Ukraine
M. Khiari a indiqué que la guerre en Ukraine constitue « une épreuve majeure pour l’ordre international et les cadres régionaux qui y sont liés » et que l’invasion du pays par la Russie « a profondément ébranlé l’architecture de sécurité européenne ».
Alors que le conflit est entré dans sa cinquième année et que le bilan humain continue de s’alourdir, il a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu temporaire à l’occasion de Pâques orthodoxe puisse ouvrir la voie à une trêve plus durable.
« Un cessez-le-feu immédiat, complet et inconditionnel doit être la première étape vers une paix juste, durable et globale, fondée sur le respect du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies », a-t-il affirmé.
Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, fait le point lors de la réunion du Conseil de sécurité sur la coopération entre l’ONU et l’Union européenne.
Le soutien de l’UE
Kaja Kallas, la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, a rappelé que, bien que les États membres de l’Union ne représentent que 5 % de la population mondiale, ils fournissent 42 % de l’aide publique au développement (APD) et financent un quart du budget ordinaire de l’ONU.
« Nous payons intégralement et à temps », a-t-elle déclaré. « Mais l’UE n’a jamais envisagé son soutien aux Nations Unies uniquement sous l’angle des montants versés. »
L’UE soutient l’ONU « parce qu’il s’agit du seul système international qui défend la paix, représente l’intérêt collectif mondial et protège le droit international », a-t-elle expliqué.
« Aujourd’hui, nous assistons à la plus grave remise en cause du droit international depuis la Seconde Guerre mondiale », a-t-elle averti, mettant en péril la paix et la sécurité. « C’est pourquoi le soutien de l’UE à l’ONU est aujourd’hui plus vital que jamais. »
Un droit international en délitement
Mme Kallas a estimé que l’érosion du droit international se manifeste notamment dans la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et dans le conflit au Moyen-Orient, qu’elle a décrits comme les deux crises mondiales majeures actuelles.
« La Russie commet ce qui constitue sans doute l’une des violations les plus flagrantes du droit international dans l’histoire des Nations Unies en envahissant un pays souverain et en tournant le dos à ses obligations en tant que membre permanent du Conseil de sécurité », a-t-elle déclaré.
L’Europe choisira toujours la coopération plutôt que la coercition.
Parallèlement, « la guerre au Moyen-Orient a provoqué une instabilité immense et coûté beaucoup trop de vies », avec des répercussions dans le monde entier. De l’Europe à l’Asie, les populations subissent la hausse des prix de l’énergie, tandis que des agriculteurs, du Soudan à l’Amérique du Sud, font face à des pénuries d’engrais.
« La Russie soutient également l’Iran en lui fournissant des renseignements et des drones. La prolongation du conflit profite à la Russie en raison de la hausse des prix de l’énergie, de l’épuisement des stocks de défense aérienne et du détournement de l’attention », a-t-elle ajouté.
Un nouvel ordre mondial en gestation
Ces deux crises « constituent le signe le plus clair à ce jour d’un abandon des anciennes règles, y compris celles de la Charte des Nations Unies », a poursuivi Mme Kallas.
« Un nouveau monde est en train d’émerger, caractérisé par la concurrence et des rapports de force coercitifs ; un ordre dominé par une poignée de puissances militaires cherchant à établir des sphères d’influence. »
« Nous sommes déjà passés par là », a-t-elle rappelé devant les Quinze, évoquant le choix du multilatéralisme par la communauté internationale après les Première et Seconde Guerres mondiales.
La haute responsable européenne a insisté sur le fait que « l’Europe choisira toujours la coopération plutôt que la coercition ».
Responsabilité de réformer
Dans cent ans, « les historiens se pencheront sur ce moment et se demanderont : qu’ont fait les Nations Unies lorsque l’ordre fondé sur des règles était menacé ? » a affirmé Mme Kallas.
« Sommes-nous restés attachés au passé, en défendant un système qui ne fonctionnait plus pour le plus grand nombre ? Ou avons-nous eu le courage de le réformer – pour le rendre plus fort, plus juste et plus résilient ? »
Elle a insisté sur le fait que « la réponse est entre nos mains » et a conclu par un message adressé aux membres du Conseil.
« Vous êtes investis de la responsabilité de préserver les générations futures du fléau de la guerre. C’était la promesse de 1945, et cela doit être notre mission aujourd’hui », a-t-elle déclaré.
« Soyons la génération qui aura bâti un ordre plus fort et plus équitable, à la hauteur des défis à venir. Le temps de l’action est venu. »
L’UE : Le Grand Gardien du Droit International, ou Simple Spectateur ?
Dans un monde où le droit international est malmené, l’Union européenne se présente comme le phare de la paix. Mais que vaut cette lumière face aux tempêtes autoritaires qui se lèvent ?
Lors d’un débat au Conseil de sécurité, Khaled Khiari, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a déclaré que « dans un environnement international de plus en plus complexe et incertain, un engagement soutenu, le dialogue et le renforcement de la confiance sont essentiels ». Une belle phrase, n’est-ce pas ? Surtout quand on sait que cette confiance est souvent mise à mal par les mêmes acteurs qui prônent la paix. Mais ne nous égarons pas, car l’UE, selon Khiari, est un « partenaire clé » dans la promotion du droit international.
Ce qui se passe réellement
Khiari a souligné le rôle crucial de l’UE dans divers domaines, allant de la paix à la sécurité, en passant par les droits humains. Il a également exprimé sa gratitude envers les États membres pour leur contribution en troupes et en policiers, notamment au Liban. Mais à quel prix ? À un moment où les solutions politiques semblent aussi lointaines qu’un cessez-le-feu en Ukraine, l’UE se retrouve à jouer les pompiers, sans vraiment éteindre le feu.
Espoir d’un cessez-le-feu en Ukraine
La guerre en Ukraine, une « épreuve majeure pour l’ordre international », a été qualifiée par Khiari de défi sans précédent. Alors que le conflit entre dans sa cinquième année, il espère qu’un cessez-le-feu temporaire à Pâques pourrait ouvrir la voie à une paix durable. Mais qui peut vraiment croire à un cessez-le-feu « immédiat, complet et inconditionnel » quand les acteurs sur le terrain semblent plus intéressés par la conquête que par la paix ?
Le soutien de l’UE
Kaja Kallas, Haute Représentante de l’UE, a rappelé que l’UE, bien que représentant seulement 5 % de la population mondiale, fournit 42 % de l’aide publique au développement. Une belle statistique, mais cela ne remplace pas l’action concrète. Elle a averti que « nous assistons à la plus grave remise en cause du droit international depuis la Seconde Guerre mondiale ». Mais que fait l’UE face à cette remise en cause ? À part des promesses et des déclarations, bien peu de choses.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont frappantes : l’UE se présente comme le champion du droit international tout en étant incapable de contrer les violations flagrantes de ce même droit par des pays comme la Russie. La promesse d’une coopération plutôt que d’une coercition semble s’effriter face à la réalité des rapports de force.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : l’UE, en tant que gardienne du droit international, doit se demander si elle est vraiment à la hauteur de ses ambitions. Les crises en Ukraine et au Moyen-Orient ne sont que des symptômes d’un mal plus profond, celui d’un ordre mondial en déliquescence.
Lecture satirique
Ironiquement, l’UE se positionne comme le phare de la paix tout en étant entourée de tempêtes. Les discours politiques sont déconnectés de la réalité, et les promesses de réforme semblent s’évanouir dans l’air chaud des sommets diplomatiques. L’UE choisira toujours la coopération, mais à quel prix ?
Effet miroir international
Les politiques autoritaires à travers le monde, qu’elles soient en Russie ou ailleurs, montrent que la coopération est souvent un mot creux. Pendant que l’UE prône le dialogue, d’autres choisissent la force. Un double standard qui ne fait qu’accentuer le sentiment d’impuissance.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que l’UE continuera à jongler avec ses promesses tout en observant les crises se multiplier. Les tendances actuelles laissent présager un monde où le droit international est de plus en plus contesté, et où l’UE devra choisir entre l’inaction et l’action efficace.
Sources




