La 4eédition de la Feria agricole et gourmande de Villeneuve-sur-Lot laisse entrevoir de belles perspectives. « Le rendez-vous n’arrête pas de monter en puissance en proposant chaque année des nouveautés. C’est devenu un événement départemental », se réjouit Guillaume Lepers, le maire de la bastide. Et ce n’est pas termin&eacute…

La 4e édition de la Feria agricole et gourmande de Villeneuve-sur-Lot laisse entrevoir de belles perspectives. « Le rendez-vous n’arrête pas de monter en puissance en proposant chaque année des nouveautés. C’est devenu un événement départemental », se réjouit Guillaume Lepers, le maire de la bastide. Et ce n’est pas terminé. « Là, avec les élections et cette date au milieu des vacances, ce n’était pas possible, mais l’objectif est de travailler à destination des scolaires pour faire la promotion des métiers agricoles. » Mais aussi de le faire se prolonger vers le centre-ville…

La Feria agricole et gourmande et la nouvelle destination « Vallée du Lot-et-Garonne », née de la fusion des offices de tourisme de Castelmoron à Fumel, répondent aux mêmes enjeux de marketing territorial. En la matière, l’Aveyron, département invité de cette édition, a un coup d’avance. Sa marque « Fabriqué en Aveyron », portée par l’agence d’attractivité touristique que préside Jean-Luc Calmelly, donne localement des idées…

Le modèle aveyronnais

« Les élus ont envie de s’inspirer de notre démarche et le Lot-et-Garonne a de quoi faire. Il possède plein de pépites, apprécie le président délégué du département. Nous, nous avons démarré très tôt un travail d’attractivité et de promotion de la marque. Elle réunit aujourd’hui 640 entreprises labellisées qui portent 4 000 produits. »

Aurore et Loïc Bouyé, de Monbahus, sortent de l’oubli le chevreau de lait.


Aurore et Loïc Bouyé, de Monbahus, sortent de l’oubli le chevreau de lait.

Thierry Breton / SO

La mezzanine du parc des expositions donnait un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler une marque territoriale. Entre produits du terroir et modernité. Marie et Thomas, par exemple, ont repris en 2020 la ferme des parents de Monsieur, au Temple-sur-Lot. La conversion en bio du verger de pruniers n’ayant pas vraiment porté ses fruits, le couple s’est diversifié en y faisant paître des brebis et en développant un atelier de pain au levain bio, que ces paysans de plus en plus boulangers vont bientôt vendre en direct, à la Ferme de Rigoul. Les farines de blés anciens côtoient parfois flouve odorante, reine-des-prés ou fleurs de carotte sauvage pour des recettes inédites.

Bon pour la ligne

Celles de la société Oviatis, portée par Philippe Boutié, le sont tout autant. Au pays de Süvy, l’alternative au sucre élaborée à Layrac, lui développe depuis dix ans des infusions au pouvoir sucrant à base de stévia. Et donc sans aucune calorie. Aux sirops, bons et sains, il vient d’ajouter une gamme de saveurs à la fraise, au caramel, au chocolat et à la vanille que les visiteurs de la Feria ont découvertes en avant-première.

Philippe Boutié, d’Oviatis, a profité de la Feria pour présenter sa nouvelle gamme de saveurs sucrantes sans calorie, à base de stévia.


Philippe Boutié, d’Oviatis, a profité de la Feria pour présenter sa nouvelle gamme de saveurs sucrantes sans calorie, à base de stévia.

Thierry Breton / SO

À l’espace élevage, les visiteurs pouvaient aussi croiser Aurore et Loïc Bouyé, de Monbahus. Ces éleveurs de chèvres laitières ont décidé de valoriser en viande les chevreaux de lait « comme il se faisait autrefois ». Les premiers clients à avoir succombé à cette viande devenue rare étaient essentiellement des seniors : « Ils n’en trouvaient plus et ça leur rappelait leur jeunesse. » L’opération, pour le couple, n’est pas vraiment financière. « Entre les frais d’abattage, de découpe et le travail que cela représente, on rentre tout juste dans nos frais, mais on fait perdurer un produit du terroir. » La Feria a permis de le mettre en valeur.

Villeneuve-sur-Lot : La Feria, un festival de promesses et de paradoxes

La 4e édition de la Feria agricole et gourmande de Villeneuve-sur-Lot, un événement qui se veut festif et engageant, cache des incohérences dignes des plus grands numéros de cirque politique.

Alors que le maire Guillaume Lepers se félicite de la montée en puissance de cet événement, il est légitime de se demander si cette ferveur ne cache pas une réalité plus sombre. « C’est devenu un événement départemental », clame-t-il, comme si le simple fait de le dire suffisait à en faire une réalité tangible. Mais derrière les sourires et les produits du terroir, que se cache-t-il vraiment ?

Ce qui se passe réellement

La Feria agricole et gourmande de Villeneuve-sur-Lot, qui se déroule au cœur de l’été, a pour ambition de promouvoir les métiers agricoles, notamment auprès des scolaires. Une belle intention, mais qui semble un peu à côté de la plaque, surtout en période électorale. « Là, avec les élections et cette date au milieu des vacances, ce n’était pas possible », explique Lepers, comme si les préoccupations des jeunes générations pouvaient attendre. En parallèle, la fusion des offices de tourisme de Castelmoron à Fumel, qui a donné naissance à la nouvelle destination « Vallée du Lot-et-Garonne », semble plus un coup de marketing qu’un véritable projet de développement local.

Pourquoi cela dérange

Les élus locaux se prennent à rêver d’un modèle aveyronnais, vantant les mérites de la marque « Fabriqué en Aveyron ». Mais au lieu de s’inspirer de cette démarche, ne serait-il pas plus judicieux de se concentrer sur les réalités du terrain ? Le président délégué du département évoque « plein de pépites » à valoriser, mais où sont-elles ? Peut-être cachées sous les promesses non tenues et les discours creux.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette déconnexion entre discours et réalité sont multiples. Les agriculteurs, comme Aurore et Loïc Bouyé, qui tentent de valoriser des produits du terroir, se retrouvent à jongler entre tradition et rentabilité. Leur initiative de valoriser le chevreau de lait, un produit devenu rare, est louable, mais elle ne peut pas compenser les frais d’abattage et de découpe. En fin de compte, qui en profite vraiment ?

Lecture satirique

Les promesses de Lepers et de ses collègues ressemblent à un numéro de magie : « Regardez, un événement départemental ! » Pendant ce temps, les véritables enjeux agricoles sont laissés de côté. Le décalage entre les discours politiques et la réalité du terrain est frappant. Les élus semblent plus préoccupés par leur image que par le bien-être des agriculteurs et des consommateurs.

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux discours des dirigeants autoritaires à l’étranger, qui promettent monts et merveilles tout en laissant leurs citoyens dans l’oubli. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de prospérité sont souvent suivies de désillusions. À Villeneuve-sur-Lot, le scénario semble se répéter à une échelle plus locale.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à ce que la Feria devienne un simple événement marketing, sans véritable impact sur le terrain. Les promesses de développement et de valorisation des métiers agricoles risquent de rester lettre morte, laissant les agriculteurs dans l’incertitude.

Sources

Source : www.sudouest.fr

Villeneuve-sur-Lot : ils ont régalé la Feria, entre modernité et terroir
Visuel — Source : www.sudouest.fr
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