
L’Odyssée du Buhara : Refuser l’armistice
Le 22 juin 1940, la signature de l’armistice par Philippe Pétain provoque un choc immense en France. Cependant, parmi les jeunes élèves pilotes de l’Armée de l’Air, certains refusent cette capitulation et sont prêts à tout pour défendre leur pays. Fanny Beaurel, journaliste à ICI Armorique, retrace leur parcours courageux dans un podcast intitulé L’Odyssée du Buhara.
En septembre 1939, le sergent-chef Jean Magloire Dorange, âgé de 28 ans, est en charge de former de nouveaux pilotes sur la base aérienne de Saint-Brieuc en Bretagne. Parmi ses élèves se trouvent Louis Delabruyère et Pierre Devouassoud, deux amis qui, avec d’autres camarades, forment un groupe soudé autour de leur passion pour l’aviation.
Ces jeunes hommes, tous âgés d’environ 18 ans et trop jeunes pour être mobilisés, se retrouvent dans une situation difficile lorsque l’école ferme en mai 1940 à la suite de la débâcle face à l’ennemi. Malgré l’armistice, ils décident de rejoindre l’Angleterre pour poursuivre la lutte contre l’occupation allemande. En octobre 1940, ils se retrouvent à Paris avec leur instructeur, Dorange, et décident d’organiser leur départ depuis la Bretagne.
Le groupe établit un contact avec le propriétaire d’un vieux bateau de pêche, le Buhara, échoué dans la baie de La Fresnaye. Le 28 janvier 1941, le bateau est acheté, et les préparatifs pour la traversée de la Manche commencent. Ils prévoient de partir le 12 février au soir, espérant profiter d’une grande marée et d’un ciel dégagé.
Le 12 février 1941, quinze hommes, dont le plus jeune n’a que seize ans, embarquent à bord du Buhara pour une navigation de 34 heures vers Plymouth. Cependant, leur traversée est marquée par des défis, et plusieurs d’entre eux seront arrêtés par les nazis, se retrouvant ensuite au bagne en Allemagne.
Cet épisode de l’histoire française met en lumière le courage de ces jeunes pilotes, qui, malgré les obstacles, ont choisi de résister à l’occupation ennemie.
Source : Fanny Beaurel, ICI Armorique.





