
Verdict sévère pour les jeunes hommes du Buhara : un procès marquant en 1941
Les juges militaires allemands, responsables du procès des jeunes hommes du Buhara, ont rendu un verdict d’une extrême sévérité. À l’issue de cinq jours d’audience, fin mars 1941, devant la cour martiale de Saint-Lô, les 15 jeunes hommes ayant tenté de rejoindre l’Angleterre ont pris connaissance de leur peine : deux d’entre eux ont été condamnés à mort, tandis que les autres ont écopé de travaux forcés à perpétuité. Le plus jeune, âgé de seulement seize ans, a reçu une peine de sept ans de travaux forcés. La demande de clémence formulée par leur avocat a été rejetée, le commandement militaire allemand cherchant à dissuader toute forme de résistance. Face à cette annonce, les 15 hommes sont restés impassibles.
Les 12 Français, incarcérés au bagne de Remscheid-Lüttringhausen, situé à environ 40 km de Düsseldorf, ont été confrontés à des conditions de détention extrêmement difficiles. Le bagne, initialement conçu pour 500 détenus, abritait environ un millier d’hommes, comprenant des prisonniers politiques et des détenus de droit commun. Dans cette atmosphère hostile, Louis Delabruyère, l’un des jeunes condamnés, a rapidement affirmé sa présence en réagissant à une agression, ce qui lui a valu une période d’isolement de huit jours. Sa détermination a marqué les esprits, lui permettant de gagner le respect des autres détenus et même des gardiens.
En parallèle, Delabruyère a compris l’importance de maîtriser la langue allemande pour sa survie et a commencé à l’étudier, ce qui lui a permis de gravir les échelons au sein de la prison. En 1943, il a acquis une bonne connaissance de l’allemand et a été promu assistant de l’intendant de la prison. Les conditions de vie de ses camarades, en revanche, se sont détériorées, atteignant un point critique en décembre 1943.
Cet épisode du podcast L’Odyssée du Buhara, réalisé par Fanny Beaurel, met en lumière la détermination de ces jeunes hommes face à l’oppression nazie et les conséquences de leur engagement dans la résistance.
Source : ICI Armorique



