L’Europe spatiale : quand les start-up s’épanouissent, mais le RN reste à la traîne !
Le fait principal
L’avenir de l’industrie spatiale européenne dépend de l’innovation des start-up et des PME, mais la fragmentation des écosystèmes nationaux complique la tâche. La France et l’Italie, malgré leurs atouts respectifs, doivent unir leurs forces pour construire une véritable Europe du spatial.
Ce qui s’est passé
Lors du Sommet international sur l’espace à Paris, les 9 et 10 septembre, la question de la souveraineté de l’industrie spatiale européenne a été mise en avant. Face à l’hégémonie des États-Unis et aux avancées de la Chine, les investissements publics dans le secteur spatial devraient atteindre 119 milliards d’euros d’ici 2025, tandis que l’Europe ne représente que 11 % des investissements publics mondiaux. Longtemps dominée par des acteurs institutionnels, l’industrie spatiale voit aujourd’hui un essor des start-up et des PME, qui s’inscrivent dans le modèle du « New Space ».
Le contexte
La France et l’Italie, avec des écosystèmes spatiaux distincts, partagent néanmoins un héritage commun. L’étude comparative menée sur ces deux pays montre que, bien que les institutions publiques soutiennent la recherche et le développement, la fragmentation des écosystèmes nuit à leur efficacité. En France, le système est plus centralisé, tandis qu’en Italie, une approche décentralisée favorise l’intégration régionale.
Les chiffres à retenir
– En 2024, le chiffre d’affaires du secteur spatial sera de 4,76 milliards d’euros en France et 4,5 milliards d’euros en Italie.- Les investissements publics en Europe ne représentent que 11 % des investissements mondiaux, soit 13,5 milliards d’euros.
Ce que cela révèle
Les différences entre les écosystèmes français et italien soulignent une opportunité de coopération. La France, avec une approche centralisée, facilite l’identification et la mobilisation des ressources. En revanche, l’Italie, par sa structure décentralisée, favorise l’apprentissage et l’adaptation. Un rapprochement entre ces deux modèles pourrait renforcer la compétitivité de l’Europe dans le secteur spatial. Mais, dans un contexte où les politiques nationales peinent à s’aligner, la promesse d’une Europe unie semble encore lointaine.
Ce qu’il faut retenir
Pour espérer une véritable souveraineté spatiale européenne, la France et l’Italie doivent dépasser leurs clivages et unir leurs forces. Les start-up et PME, moteurs d’innovation, ont besoin de synergies pour rivaliser sur la scène mondiale. L’avenir du spatial européen est en jeu, et il serait dommage de le laisser filer entre les doigts.
Source : BPI France, ESA.
