L’Europe déploie deux satellites pour surveiller les océans et la végétation face au dérèglement climatique.
L’Europe lance deux satellites pour surveiller l’impact du dérèglement climatique
La fusée européenne Vega-C a réussi son lancement en plaçant en orbite les satellites Sentinel 3-C et Flex, conçus pour mieux détecter les événements extrêmes liés au dérèglement climatique. Le décollage a eu lieu lundi soir depuis le centre spatial de Kourou, en Guyane française, à 22h21 (3h21 mardi en Suisse). Selon un correspondant de l’AFP, les deux satellites d’observation de la Terre ont été placés en orbite héliosynchrone près de deux heures après le lancement. Ce vol a été opéré par l’entreprise italienne Avio, marquant son deuxième lancement de l’année depuis le port spatial européen.
Développé par Thales Alenia Space pour l’Agence spatiale européenne (ESA), le satellite Flex (FLuorescence EXplorer) fournira des données sur l’impact des vagues de chaleur sur la végétation. Il sera capable de surveiller la santé des végétaux depuis l’espace en captant la fluorescence, une lumière rouge émise par les plantes lors de la photosynthèse, un processus par lequel elles absorbent le CO2 et, grâce à l’eau et à la lumière, le transforment en énergie tout en libérant de l’oxygène.
L’expérience vise à établir un lien entre le stress végétal et la fluorescence, permettant ainsi de quantifier ce phénomène, a déclaré Thierry Huiban, responsable du programme Flex chez Thales Alenia Space. Flex a été lancé en même temps que Sentinel-3C, un satellite du programme «Copernicus» de la Commission européenne, équipé d’instruments sophistiqués mesurant divers paramètres environnementaux, tels que la température, la couleur et la hauteur des vagues, ainsi que l’occupation des sols.
La mission de Sentinel-3C, complémentaire à celle de Flex, est jugée essentielle face au changement climatique actuel, a souligné Simonetta Cheli, directrice du programme d’observation de la Terre de l’ESA.
Ces missions contribuent également à renforcer la position de l’Europe dans le domaine de l’observation de la Terre, surtout dans un contexte où les États-Unis ont récemment réduit de 50% leurs budgets scientifiques pour ce secteur, selon Hervé Derrey, PDG de Thales Alenia Space.
Source : AFP
