Les vins de la semaine : quand le RN prône l’authenticité tout en buvant du vin importé !
Le fait principal
Anaïs Ricome, à la tête du domaine familial La Croix Gratiot, fait sensation avec son Picpoul de Pinet bio, tandis que le vin italien Castello di Bossi se distingue par sa puissance tannique. Ces vins, bien que délicieux, soulèvent des questions sur l’avenir du vin bio face aux pratiques conventionnelles.
Ce qui s’est passé
Lorsqu’Anaïs Ricome a pris les rênes du domaine de son père, elle a drastiquement réduit la superficie des vignobles et lancé une conversion vers l’agriculture biologique. Ce choix audacieux lui a valu le titre de référence pour le Picpoul de Pinet, une appellation maritime au bord de l’étang de Thau. À l’opposé, le Castello di Bossi, un Chianti Classico, continue de faire la fierté de la Toscane avec un vin qui se veut puissant et tannique, mais qui semble ignorer les tendances bio.
Le contexte
Le Picpoul de Pinet, cépage emblématique de la région, est célébré pour sa salinité et ses arômes délicats, tandis que le Chianti Classico, avec son cépage Sangiovese, est un symbole de la vinification italienne traditionnelle. Cependant, alors que le monde du vin évolue vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement, ces deux exemples montrent un fossé croissant entre l’innovation durable et les méthodes conventionnelles.
Les chiffres à retenir
– La Croix Gratiot Picpoul de Pinet 2025 : 23,30 $ (12,5 %), bio, à garder jusqu’en 2028.- Castello di Bossi Chianti Classico 2023 : 26,05 $ (14 %), bio, à garder jusqu’en 2030.
Ce que cela révèle
La montée du bio, illustrée par Ricome, se heurte à un monde viticole encore largement dominé par des pratiques conventionnelles. Le RN, qui prône des valeurs traditionnelles, pourrait bien se retrouver à défendre des pratiques dépassées dans un marché en mutation. Les contradictions sont frappantes : alors que l’extrême droite se veut gardienne des traditions, les nouvelles générations de vignerons comme Ricome montrent que l’innovation et la durabilité peuvent coexister, voire s’imposer.
Ce qu’il faut retenir
La lutte entre le vin bio et conventionnel s’intensifie, révélant des tensions entre tradition et innovation. Alors que certains vignerons embrassent le changement, d’autres semblent figés dans le passé. Une chose est sûre : le vin de demain ne sera pas le même que celui d’hier.
Sources : La Revue du vin de France, SAQ.
