L’État vante l’apprentissage d’excellence, mais oublie les jeunes en galère !
Le fait principal
Du 22 au 27 septembre 2026, Shanghai accueillera la compétition mondiale des métiers, WorldSkills Shanghai 2026, où 1 500 jeunes talents de plus de 70 pays s’affronteront pour prouver l’excellence de leur formation professionnelle.
Ce qui s’est passé
L’État français a réaffirmé son soutien à l’équipe de France, composée de 36 compétiteurs issus de 10 régions, qui se prépare à défendre les couleurs nationales. Lors de la précédente édition à Lyon en 2024, la France s’était illustrée en décrochant la troisième place avec 37 médailles, dont 6 en or. À Shanghai, l’objectif est clair : surpasser cette performance.
Le contexte
WorldSkills est bien plus qu’une simple compétition. Elle met en lumière l’apprentissage comme une voie d’excellence, attirant l’attention des jeunes, des familles et des entreprises. En période de crise de l’emploi et de précarité, l’État, en soutenant ces initiatives, espère redorer le blason de l’apprentissage, souvent perçu comme une option de second choix.
Les chiffres à retenir
- 1 500 jeunes compétiteurs.
- Plus de 70 pays représentés.
- 37 médailles pour l’équipe de France à Lyon 2024.
- 6 médailles d’or remportées par la France.
Ce que cela révèle
Si l’apprentissage est vanté comme la solution aux défis de demain, la réalité est plus complexe. Le discours gouvernemental se heurte à des chiffres inquiétants sur le chômage des jeunes et la précarité des emplois. Loin d’être une panacée, l’apprentissage, malgré ses mérites, peine à masquer les lacunes d’un système éducatif en crise. Le RN et l’extrême droite, qui prônent des solutions simplistes, devraient méditer sur ces contradictions. Alors que la France se veut le fer de lance de l’excellence professionnelle, il serait temps de se demander si l’apprentissage est réellement à la hauteur des défis contemporains ou s’il ne s’agit que d’un slogan marketing.
Ce qu’il faut retenir
WorldSkills Shanghai 2026 est une vitrine pour l’apprentissage en France, mais aussi un révélateur des enjeux sociaux plus larges. Derrière les médailles et les applaudissements, les véritables défis économiques et sociaux demeurent. Si l’État veut vraiment faire de l’apprentissage une voie d’excellence, il doit agir avec cohérence et détermination.
Source : travail-emploi.gouv.fr
