
Vrai ou faux : les politiques natalistes de la Hongrie et de l’Italie ne fonctionnent pas ?
La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a récemment affirmé dans une vidéo que les politiques natalistes mises en place en Hongrie et en Italie ne « marchent pas ». Ces deux pays ont adopté des mesures financières pour encourager la natalité, mais les résultats semblent mitigés.
En Hongrie, le gouvernement de Viktor Orbán a introduit des avantages fiscaux et des prêts subventionnés pour les couples mariés ayant des enfants. En Italie, des initiatives comme un chèque mensuel de 50 à 175 euros par enfant et une baisse de la TVA sur les produits pour enfants ont été instaurées.
Cependant, les données montrent que ces mesures n’ont pas significativement augmenté le taux de natalité. En Hongrie, le nombre d’enfants par femme est resté stable à 1,4 depuis une décennie. En Italie, ce chiffre a chuté de 1,4 enfant par femme en 2014 à 1,2 en 2024. Ces chiffres placent la Hongrie légèrement au-dessus de la moyenne de l’UE (1,3) tandis que l’Italie se situe parmi les pays les moins féconds de l’Union.
Parallèlement, les mouvements anti-IVG gagnent du terrain dans ces deux pays. En Hongrie, bien que l’avortement soit légal jusqu’à la douzième semaine, des restrictions ont été introduites, comme l’obligation d’écouter les battements de cœur du fœtus avant une interruption de grossesse. En Italie, des amendements récents ont permis aux organisations anti-IVG d’accéder aux centres de conseil.
Les experts s’accordent à dire que des facteurs tels que la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale sont cruciaux pour favoriser la natalité, plutôt que des mesures financières isolées.
En conclusion, les politiques natalistes de la Hongrie et de l’Italie n’ont pas conduit à une augmentation durable de la natalité, ce qui semble corroborer les propos de Marine Tondelier.
Source : Franceinfo






