
Félix Soupel, détective amateur : un trafic de gogottes au cœur d’un roman policier
Pauline Toulet, dans son dernier ouvrage Les morts manquent de correction, propose un pastiche de roman policier où le protagoniste, Félix Soupel, un correcteur indépendant, se retrouve mêlé à une enquête pour meurtre. Ce récit débute de manière inattendue : à son retour d’un week-end à La Bourboule, Soupel découvre un locataire décédé dans son appartement, une situation pour le moins troublante.
Le roman met en lumière les aventures de Soupel, un homme légèrement misanthrope et rêveur, qui décide de mener sa propre enquête après que la police néglige une carte de visite d’un coiffeur laissée dans sa salle de bains. Accompagné de son neveu de 9 ans, il explore un salon de coiffure qui le conduit à un trafic de gogottes, des curiosités géologiques prisées par les collectionneurs, dans la forêt de Fontainebleau.
Toulet utilise ce récit pour critiquer les excès d’une époque où le marketing semble avoir perdu tout sens, laissant le « consommateur éclairé » désorienté face à une surabondance d’offres. Sa plume, empreinte d’humour et de légèreté, rappelle son précédent roman, Anatole Bernolu a disparu.
Les morts manquent de correction, publié par Finitude, compte 224 pages et est proposé au prix de 18,50 €.
Source : Valeurs Actuelles, 3 mai 2026.



