
Le GRIP dans les médias : expertises sur le Darfour et le climat
Mi-avril, les travaux des chercheurs et chercheuses du GRIP ont une fois de plus été mis en avant dans les médias. Un article de La Libre a été entièrement consacré à l’analyse de Maïté Bol sur le sujet des armes européennes au Darfour. Parallèlement, la chercheuse Anne Xuan Nguyen a été invitée à participer à un podcast de l’AFP traitant des liens entre réchauffement climatique et instabilité.
Peu après la publication de l’analyse de Maïté Bol, intitulée « Détournement d’armes européennes par les Émirats arabes unis vers le Soudan : quelles obligations pour les États exportateurs ? », parue le 15 avril, La Libre a abordé le sujet. Dans l’article « Des armes européennes arrivent encore au Darfour malgré l’embargo des Nations unies : “La pire crise humanitaire et de déplacement au monde” », le journaliste Herbert Leclercq reprend les conclusions majeures du GRIP, soulignant la responsabilité de plusieurs pays européens dans le conflit.
Le GRIP note que la France demeure le deuxième principal fournisseur d’armes des Émirats arabes Unis pour la période 2021-2025. Le Royaume-Uni, quant à lui, n’a pas remis en question sa politique d’exportation d’armes vers les Émirats et a même augmenté ses ventes entre avril et juin 2025, avec des licences accordées pour un montant total de 172 millions de livres sterling (environ 200 millions d’euros). La situation est similaire en Bulgarie, où les autorités ont tenté de nier toute responsabilité directe dans le détournement, leur permettant ainsi de ne pas modifier leur politique d’exportation d’armes.
Pour consulter l’analyse complète, rendez-vous ici.
Un podcast AFP
Le 18 avril, Anne Xuan Nguyen a également participé au podcast de l’AFP intitulé Sur le fil, dans un épisode nommé « Les liaisons dangereuses entre climat et sécurité ». En tant que sociologue et chercheuse au GRIP, elle a apporté une analyse nuancée sur les relations entre conflits et environnement, un thème central de ses recherches récentes.
Le podcast s’appuie sur une étude de l’Université de Stanford, qui établit un lien entre réchauffement climatique et augmentation de la violence, fondée sur une soixantaine de recherches menées à travers le monde. Selon Anne Xuan Nguyen, se concentrer uniquement sur l’aspect violent du dérèglement climatique constitue un biais d’analyse, renforçant une réponse sécuritaire et militaire.
Elle interroge : « Avec le peu de temps qu’on a, est-ce que c’est une réponse militaire qui est forcément nécessaire à l’urgence climatique ? Ce cadrage répond à une vision politique militariste du réchauffement climatique. Or, on ne peut pas tirer sur le réchauffement climatique. »
Elle suggère qu’une approche axée sur la pacification pourrait offrir d’autres perspectives, indiquant que « le manque peut générer des coopérations inattendues, dans des bonnes conditions. Quand c’est bien géré, quand on l’anticipe, il n’y a pas forcément de conflit à attendre. »
Pour découvrir tous les travaux d’Anne Xuan Nguyen, consultez ici.
Source : GRIP



