
Les missiles iraniens sont-ils de plus en plus efficaces ?
Publié le 28/03/2026 à 17:37 | Mis à jour à 18:22
Israël et l’Iran s’opposent sur l’efficacité des capacités balistiques de Téhéran, ce qui soulève des interrogations quant à la réalité des capacités militaires iraniennes dans le contexte actuel.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l’Iran a intensifié ses frappes contre des pays du Golfe et des cibles israéliennes. Cependant, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé le 19 mars que l’Iran était à bout de souffle en matière de production de missiles et d’enrichissement d’uranium. Cette déclaration a été rapidement contestée par des experts pro-Iran, qui remettent en question la véracité des affirmations israéliennes.
L’évaluation des capacités de production de missiles en Iran est complexe, nécessitant une analyse minutieuse des données disponibles, notamment des images satellite et des témoignages. Des institutions comme l’Institute for the Study of War (ISW) ont observé des tendances inquiétantes pour l’Iran. Par exemple, des frappes sur des usines de missiles, comme celle de Shahroud, ont été rapportées, ce qui pourrait affecter la capacité de Téhéran à produire des missiles balistiques.
En trois semaines, les lancements iraniens ont considérablement diminué, passant de 137 missiles et 332 drones à seulement 7 missiles et 16 drones. Toutefois, l’Iran dispose d’un stock de missiles accumulé au fil des décennies, ce qui rend difficile une évaluation précise de sa capacité militaire actuelle.
Les analystes notent que même si la capacité de production de missiles a diminué, l’Iran a développé une « capacité résiduelle de frappe » en diversifiant ses moyens d’attaque, en combinant l’utilisation de drones et de missiles. Cette évolution stratégique permet à Téhéran de maintenir une pression constante sur ses voisins.
La situation demeure donc incertaine, avec des frappes moins fréquentes mais toujours potentiellement dangereuses, mettant en lumière les défis que pose l’évaluation des capacités militaires iraniennes dans un contexte de propagande croisée.
Source : Franceinfo




