
Le mythe des « peuples frères » : une déconstruction progressive
Le mythe des « peuples frères », qui lie Moscovites et Ukrainiens, a profondément marqué la conscience collective. Cependant, ce concept n’est pas resté figé au fil des siècles ; il a évolué et a été, dans une certaine mesure, déconstruit par les Moscovites eux-mêmes.
Table des matières
Contexte factuel
Depuis la création du tsarat de Moscou, puis de l’Empire russe, la gouvernance moscovite a reposé sur une expansion marquée par des conquêtes, souvent accompagnées de génocides et d’assimilation des peuples conquis. Diverses stratégies ont été mises en œuvre pour effacer les identités des groupes ethniques résistants, allant du mythe des « peuples frères » à la notion d’unité prolétarienne.
Données ou statistiques
Le mythe des « peuples frères » s’inscrit dans un cadre historique plus large, où des récits de fraternité ont été utilisés par de nombreuses civilisations pour établir des liens et des hiérarchies entre les peuples. En Europe, des récits similaires ont été observés dans la République des Deux Nations, qui incluait des territoires aujourd’hui en Pologne, Ukraine, Bélarus et Lituanie. Ce contexte historique a été renforcé par des dynasties locales, comme celle des Ostrozky, qui ont intégré ces mythes dans leur propre histoire.
Conséquence directe
La réinterprétation de ce mythe par les Moscovites a souvent servi d’instrument pour légitimer des politiques impériales, niant ainsi l’existence d’une identité nationale ukrainienne. Ce processus a culminé avec des déclarations contemporaines qui ont révélé une volonté d’absorption plutôt que de coexistence entre les deux peuples.
La déconstruction du mythe des « peuples frères » met en lumière comment des récits historiques peuvent évoluer vers des idéologies de domination.
Source : Tyzhden




