
Ce n’est pas un jour férié comme les autres : les militants défendent le 1ᵉʳ-Mai à Antibes
Des chants et de la colère. Ce vendredi 1ᵉʳ-Mai, des militants se sont rassemblés sur la place De-Gaulle d’Antibes, affirmant qu’il est impératif de défendre la fête du Travail contre toute réforme potentielle.
« Il est encore plus important cette année de se réunir », a déclaré Ludovic Basly, secrétaire général de l’union locale CGT Antibes. Il a dénoncé une tentative de réforme visant à élargir le travail durant ce jour férié : « Il y a eu une attaque frontale du mouvement ouvrier par Emmanuel Macron et son gouvernement. »
Pour Basly, cette réforme ne serait que le début d’un processus inquiétant. « Il est question des boulangeries et fleuristes. Mais on sait très bien qu’ensuite cela va être généralisé à très court terme comme le dimanche », a-t-il prévenu.
Les manifestants ont également souligné l’importance de ne pas oublier l’origine du 1er-Mai, qui symbolise la lutte pour les 8 heures de travail. « Ce n’est pas un jour férié comme les autres, il représente des luttes pour lesquelles des gens sont morts », a rappelé un participant.
Cette journée de convergence des luttes s’inscrit dans un contexte plus large de préoccupations sociales et économiques. Les manifestants ont exprimé leurs inquiétudes face à la précarité croissante, à la hausse du chômage, ainsi qu’à la politique d’austérité et à la désindustrialisation du pays.
En parallèle, l’impact des conflits armés et des déséquilibres géopolitiques a également été évoqué. « Le gouvernement a mis en place une économie de guerre sur les ordres de Trump au détriment d’autres budgets bien plus importants », a déclaré un autre manifestant.
Le pouvoir d’achat des Français, déjà affaibli, demeure au cœur des préoccupations. Selon les données de l’INSEE, le taux de pauvreté en France a atteint 14,8 % en 2021, reflétant une situation préoccupante pour de nombreux citoyens.
Les militants se préparent à une année qui pourrait voir la question du 1er-Mai redevenir un sujet de débat politique, notamment à l’approche des prochaines élections. « Il faut qu’on soit vigilants, on surveillera », a conclu Basly.
Source : Nice Matin




