De l'horeca aux soins, tous les secteurs pourront bientôt avoir recours aux flexi-jobs: «Une avancée majeure»

De l’horeca aux soins, tous les secteurs pourront bientôt avoir recours aux flexi-jobs : « Une avancée majeure »

Le gouvernement fédéral a validé jeudi l’extension des flexi-jobs à l’ensemble des secteurs privé et public, une mesure portée par le ministre de l’Emploi David Clarinval et attendue au Parlement avant l’été.

Le Conseil des ministres a validé l’extension des flexi-jobs à tous les secteurs, a-t-on appris auprès du cabinet du ministre de l’Emploi David Clarinval. Celui-ci a confirmé la validation de la mesure pendant la séance de questions d’actualité à la Chambre. Le projet de loi est désormais transmis au Parlement où un vote est attendu avant l’été. Le gouvernement espère une entrée en vigueur pour le troisième trimestre, soit le 1er juillet.

Selon le cabinet, il s’agit d’« une avancée majeure pour celles et ceux qui souhaitent travailler plus pour gagner plus ». Cette mesure est aussi « un levier important pour nos entreprises, qui pourront répondre plus facilement aux pics d’activité en faisant appel à des travailleurs de manière ponctuelle, tout en renforçant leur compétitivité ».

Les flexi-jobs seront ouverts à l’ensemble des secteurs privé et public, dans le respect des règles d’accès aux professions protégées, y compris les fonctions de soins. Les partenaires sociaux conserveront la possibilité d’exclure ou de réguler les flexi-jobs via un mécanisme d’opt-out, avec la possibilité d’un opt-in ultérieur, précise le cabinet dans un communiqué.

L’interdiction de travailler en flexi-job dans une entreprise liée à son employeur sera supprimée pour les salariés occupés à temps plein. Un an après l’entrée en vigueur de la loi, les commissions paritaires devront soumettre une évaluation au ministre sur l’utilisation des flexi-jobs dans leur secteur.

Initialement créé en 2015 pour soulager un secteur horeca en pénurie de main-d’œuvre, le système a progressivement été étendu à d’autres secteurs au fil des ans. Il permet à une personne d’obtenir un complément de revenu fiscalement intéressant puisqu’il est exonéré d’impôts. L’employeur paie quant à lui une contribution s’élevant à 28 %.

La généralisation de ce régime à tous les secteurs figurait dans l’accord de gouvernement Arizona. Ce dossier a donc été débloqué. Vooruit avait couplé ce sujet à celui de l’interdiction des arômes pour cigarettes électroniques. Cette mesure a aussi été validée jeudi et entrera en vigueur le 1er septembre 2028.

Source : Cabinet du ministre de l’Emploi David Clarinval

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