Quels arbres pousseront sous nos climats de Nouvelle-Aquitaine en 2050 ?
Alors que les forêts de Nouvelle-Aquitaine sont confrontées à des menaces croissantes dues au réchauffement climatique et à l’apparition de nouveaux parasites, des acteurs locaux tels que pépiniéristes, sylviculteurs et chercheurs explorent des solutions pour l’avenir de la végétation régionale. L’accent est mis sur la diversité et la mixité des espèces comme réponse aux défis environnementaux.
Pierre Planté, un ancien informaticien devenu pépiniériste, a fondé « Asimine & Compagnie » près de Sainte-Foy-la-Grande. Il cultive des espèces telles que l’asiminier, un arbre fruitier d’Amérique du Nord, qui présente des avantages écologiques comme des propriétés insecticides naturelles. Ce dernier peut résister à des températures allant jusqu’à -25°C, mais nécessite une protection sous d’autres arbres.
D’autres espèces, comme le pécanier, commencent également à être cultivées dans la région, bénéficiant des étés et automnes plus longs et plus chauds. Des oliviers et des avocatiers font leur apparition dans le sud de la Nouvelle-Aquitaine, indiquant un changement dans les pratiques agricoles et forestières.
Les initiatives ne se limitent pas à des projets individuels. Des entreprises comme Alliance Forêts Bois et des collectivités locales, telles que le Département de la Gironde, participent à la création de pépinières et à des expérimentations visant à introduire des espèces adaptées aux nouvelles conditions climatiques. Ces efforts visent à établir des futaies diversifiées, inspirées de modèles observés dans d’autres régions, comme les palmeraies du Maroc.
La transition vers une forêt plus résiliente et diversifiée est essentielle pour faire face aux défis du climat et des écosystèmes locaux. La coopération entre différents acteurs, allant des agriculteurs aux chercheurs, sera cruciale pour réussir cette adaptation.
Source : Rue89 Bordeaux.




