Léon XIV face aux « douloureux fléaux » : l’Église, championne des silences complices !
Le fait principal
Ce dimanche, à Lourdes, Léon XIV a célébré une messe devant 150 000 fidèles, mais son discours sur les violences sexuelles dans l’Église a laissé un goût amer, frôlant l’autosatisfaction sans véritable autocritique.
Ce qui s’est passé
Dans le sanctuaire marial de Lourdes, le pape a évoqué les “profondes bless” de l’Église sans jamais mentionner directement les abus sexuels. Sa déclaration vague sur la nécessité de se “placer sous le regard purificateur du Seigneur” a fait l’effet d’un écran de fumée. Deux mois après la publication d’un rapport dénonçant des abus systématiques à Notre-Dame de Bétharram, le pape n’a pas su affronter le passé sombre de l’institution qu’il représente. Pire encore, des mosaïques d’un prêtre jésuite accusé d’abus ont été recouvertes pour éviter de blesser les victimes présentes.
Le contexte
La Conférence épiscopale française a pris des mes, comme la commande d’un rapport en 2021 estimant à 330 000 le nombre de victimes d’abus depuis 1950. Cependant, le pape a choisi de féliciter l’Église de France pour sa gestion des scandales, sans se pencher sur les victimes. Les critiques fusent : les associations de victimes dénoncent le format de la rencontre avec le pape, où seules quelques personnes triées sur le volet ont pu s’exprimer.
Les chiffres à retenir
– 150 000 fidèles présents à Lourdes.- 330 000 victimes d’abus sexuels estimées depuis 1950 selon un rapport de 2021.
Ce que cela révèle
Léon XIV semble vouloir tourner la page sans véritablement assumer les responsabilités de l’Église. Son discours, qui frôle l’autosatisfaction, contraste avec la réalité des victimes qui demandent des actes, pas des mots. La lettre ouverte d’un collectif de victimes souligne la nécessité d’un mandat clair pour les évêques afin d’engager des actions concrètes, telles que l’ouverture des archives sur la pédocriminalité et l’établissement d’un système de réparations transparent. En somme, le pape semble plus préoccupé par l’image de l’Église que par la souffrance des victimes.
Ce qu’il faut retenir
À Lourdes, Léon XIV a célébré la foi tout en esquivant les vérités dérangeantes. Son discours, loin d’être un acte de contrition, révèle une institution encore en décalage avec les réalités des abus sexuels. Les mots sans actes ne suffisent plus ; les victimes attendent des réponses concrètes, pas des promesses en l’air. Sources : Washington Post, The Guardian, El País, Blick.
