Aspartame : quand le lobby dicte la science, même le RN en perd son goût pour la vérité !
Le fait principal
L’aspartame, cet édulcorant omniprésent dans nos produits alimentaires, est désormais classé comme « cancérigène possible » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Une décision qui soulève des inquiétudes quant à la sécurité de cet additif largement utilisé.
Ce qui s’est passé
Découvert par un chimiste de Searle en 1965, l’aspartame a rapidement été approuvé par la FDA, malgré des études critiquées pour leur méthodologie. En 1981, sous la pression politique, notamment de Donald Rumsfeld, le PDG de Searle, l’aspartame a été réautorisé, contredisant les avis d’experts qui mettaient en avant des risques pour la santé. Des conflits d’intérêts ont été dénoncés, avec plusieurs responsables de la FDA ayant rejoint des entreprises liées à l’aspartame.
Le contexte
L’aspartame est présent dans plus de 2 500 produits en Europe et 6 000 dans le monde, principalement dans les boissons « light » et « zéro ». Son coût, dix fois inférieur à celui du sucre, en fait un choix économique pour les industriels, mais les économies réalisées ne sont souvent pas répercutées sur les prix de vente. Aujourd’hui, les recherches remettent en question sa sécurité, dénonçant des effets toxiques minimisés par des études biaisées.
Les chiffres à retenir
– En 2023, le CIRC classe l’aspartame comme cancérigène possible (groupe 2B).- Une étude de la cohorte NutriNet-Santé montre une augmentation de 15 % du risque global de cancer chez les consommateurs réguliers d’aspartame.- Une consommation équivalente à une demi-canette de soda par jour est associée à un risque accru de cancer du sein allant jusqu’à 22 %.
Ce que cela révèle
La réévaluation de l’aspartame par l’EFSA en 2013, qui a maintenu la dose journalière admissible (DJA) à 40 mg/kg, repose sur des études contestées et écarte des données critiques. Les liens entre l’EFSA et l’industrie sont troublants, avec des experts ayant des conflits d’intérêts non divulgués. Cela soulève des questions sur l’impartialité des autorités sanitaires et sur leur capacité à protéger les consommateurs.
Ce qu’il faut retenir
L’histoire de l’aspartame n’est pas seulement celle d’un édulcorant, mais celle d’une lutte entre santé publique et intérêts économiques. Alors que les preuves de ses dangers s’accumulent, la question reste : nos autorités sont-elles vraiment à l’écoute des scientifiques, ou préfèrent-elles écouter les sirènes des lobbies industriels ?
Source principale : Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), 2023.
