Le viaduc de Garabit : comment Gustave Eiffel a suspendu une ligne de train au-dessus du vide

Le viaduc de Garabit : un exploit technique signé Gustave Eiffel

Avant de marquer Paris de son empreinte, Gustave Eiffel relève un défi spectaculaire au cœur du Cantal. Il construit un viaduc métallique audacieux, suspendu au-dessus des gorges de la Truyère, pour faire passer une ligne de train au-dessus du vide.

À la fin du XIXe siècle, la commune de Ruynes-en-Margeride, dans le Cantal, est paisible. Les gorges de la Truyère laissent couler la rivière sans ouvrage majeur. Un projet ferroviaire émerge alors : relier Paris à Béziers en faisant passer une ligne de train au-dessus du vide. Léon Boyer, ingénieur des ponts et chaussées formé à l’École Polytechnique, imagine l’ouvrage. Gustave Eiffel et son entreprise sont sollicités pour la construction. Le projet prend la forme d’un viaduc en fer de 565 mètres de long, soutenu par une arche à plus de 100 mètres de hauteur. Cette structure est souvent comparée à une Tour Eiffel horizontale.

À partir de 1880, les ouvriers s’attellent à ce défi technique en manipulant plus de 3 100 tonnes de fer, ainsi que de grandes quantités d’acier, de fonte et de plomb. Pendant quatre ans, le chantier avance avec précision pour éviter toute défaillance. Le viaduc de Garabit voit finalement le jour, symbole d’une prouesse technique maîtrisée.

Souvent considéré comme un banc d’essai ou le grand frère de la tour Eiffel, construite cinq ans plus tard, l’ouvrage reste longtemps dans l’ombre de sa célèbre cadette parisienne. En 2017, le viaduc obtient le statut de Monument historique.

Source : Stéphane Bern.

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