
Le rugby professionnel français révise son règlement
Un changement notable se profile dans le rugby professionnel en France. La Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR) ont annoncé, dans un communiqué publié lundi, le retour à la règle des huit remplacements par match dans le Top 14 et la Pro D2. Cette décision met fin à l’expérimentation des douze remplacements, en vigueur depuis 2018.
La France était le seul championnat professionnel au monde à autoriser douze remplacements, permettant ainsi aux joueurs remplacés de revenir sur le terrain pour des raisons de santé. Cependant, les deux instances ont déclaré que cette expérimentation « n’a produit aucune amélioration probante », justifiant ainsi le retour à un maximum de huit changements, soit autant que de joueurs sur le banc. L’objectif est d’« augmenter le temps de jeu effectif tout en réduisant les temps improductifs ».
En outre, la FFR et la LNR ont indiqué qu’elles proposeront à World Rugby une expérimentation visant à réduire le temps imparti pour effectuer une pénalité ou une transformation à 45 secondes, contre 60 secondes actuellement, et même 90 secondes jusqu’en 2023. Cela s’inscrit dans une volonté de « rendre le jeu toujours plus attractif ».
Les deux instances ont également exprimé leur opposition au carton rouge de 20 minutes, qui permet à un arbitre d’exclure définitivement un joueur tout en autorisant son équipe à le remplacer après 20 minutes. Cette règle est qualifiée de « danger majeur pour le rugby » dans le communiqué.
FFR et LNR souhaitent que les règles concernant le carton rouge de 20 minutes soient appliquées au niveau international, permettant à l’arbitre de donner directement ce carton sur le terrain. Elles envisagent également de renommer ce carton, potentiellement en carton orange, à l’instar de ce qui se pratique en Top 14. Enfin, elles plaident pour que le dispositif du bunker, actuellement limité au niveau international, puisse également « donner un carton rouge définitif » au lieu d’être limité au carton rouge de 20 minutes.
Source : Le Journal de Saône-et-Loire.






