
Le polocrosse en quête de reconnaissance en France
Implanté dans les pays anglo-saxons depuis près d’un siècle, le polocrosse est un sport équestre qui se pratique en France depuis une vingtaine d’années, principalement dans les Hauts-de-France. L’association des Centaures de la baie de Somme, située au Crotoy, s’efforce de faire reconnaître cette discipline par la Fédération française d’équitation.
Le polocrosse, qui combine les éléments du polo et de la crosse, est accessible aux cavaliers débutants et représente une activité familiale. Les joueurs s’affrontent en lançant une balle en caoutchouc vers les buts. Ce sport, inventé en Australie en 1930, est encore peu répandu en France, où les équipes sont rares. Cependant, des efforts sont en cours pour le rendre officiel auprès des instances fédérales.
Michel Beaufils, coach des Centaures, a découvert le polocrosse lors d’une initiation en Angleterre et a été séduit par l’ambiance et le travail en équipe qu’il implique. Malgré quelques tentatives de développement en Ardèche et en Corse, le sport a du mal à s’implanter en raison de l’éloignement des équipes. Actuellement, le club de Beaufils et d’autres structures en région envisagent d’élargir la pratique du polocrosse à l’échelle nationale, en collaboration avec la Fédération française d’équitation.
La reconnaissance par la fédération pourrait permettre de disposer d’un plus grand réservoir de cavaliers, facilitant ainsi le développement du sport à travers le pays. Cela offrirait également un cadre réglementaire plus stable, permettant de mieux organiser des manifestations et d’obtenir un soutien logistique.
Le polocrosse est perçu comme un sport ludique et accessible. Joséphine Goerens, cavalière, souligne que sa simplicité attire des joueurs de tous âges. Les chevaux utilisés, principalement des Henson et Anderson, sont appréciés pour leur sociabilité et leur facilité d’entretien, ce qui contribue à la popularité de la discipline.
Bien que le Henson commence à être reconnu, sa production reste insuffisante selon le président des Centaures. Malgré l’intérêt croissant des cavaliers anglais et belges, le Henson est encore peu exporté. Le développement du polocrosse en France semble donc être une question de temps, alors que les clubs cherchent à diversifier leurs activités pour attirer de nouveaux pratiquants.
Source : France 3 Régions





