Un drôle de poisson, le poisson-chat !

Un drôle de poisson, le poisson-chat !

Considéré comme un poisson nuisible, le poisson-chat suscite de vives réactions dans le milieu de la pêche en Charente-Maritime. Bruno Garcia, expert en la matière, fait le point sur cette espèce invasive.

Le poisson-chat, ou Ameiurus melas, est originaire des États-Unis. Il a été observé pour la première fois en France à la fin du 19ème siècle, notamment dans la Seine, où des spécimens se seraient échappés du Muséum d’histoire naturelle à Paris. En Charente-Maritime, il est présent depuis le début des années 1980, mais il a mis près de 20 ans à se répandre au-delà des marais de Châtelaillon-Plage, Saint-Vivien et Voutron. Ce n’est qu’en 2000 qu’il a commencé à coloniser une grande partie du département.

L’introduction du poisson-chat est souvent attribuée à des actions humaines, comme le déversement dans des cours d’eau non connectés à des réseaux infestés. Sa grande résistance aux milieux dégradés et sa capacité de reproduction rapide en font une menace pour les espèces locales, notamment en matière de compétition alimentaire et de prédation sur les zones de frai.

En raison de son statut de poisson nuisible, des réglementations strictes s’appliquent aux pêcheurs : l’utilisation du poisson-chat comme vif est interdite, tout comme son relâchement après capture et son transport vivant. Ces mesures visent à limiter le risque d’introduction dans d’autres milieux.

Malgré ces aspects négatifs, le poisson-chat offre certaines opportunités. Il permet des parties de pêche animées, où il n’est pas rare d’en capturer plusieurs centaines en une journée. De plus, sa chair est appréciée, notamment préparée à la poêle avec de l’ail et du persil.

En termes de technique de pêche, une canne simple de 4 ou 5 mètres, un nylon de 10 ou 12 centièmes et une amorce riche sont recommandés. Les pêcheurs sont encouragés à privilégier les pêches de surface, telles que celles de l’ablette ou du rotengle, pour éviter les désagréments causés par le poisson-chat.

Pour ceux qui s’inquiètent de sa présence, il est à noter qu’à l’automne, lorsque les températures chutent, le poisson-chat devient moins actif, permettant aux pêcheurs de retrouver des moments agréables sans cette espèce invasive.

Source : ICI.FR

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