
En mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé un cluster de cas d’hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, ancré au large du Cap-Vert. Ce cluster a entraîné huit cas, dont trois décès, et a soulevé des préoccupations quant à une possible transmission interhumaine du virus Andes. (who.int)
Les hantavirus sont des virus zoonotiques principalement transmis à l’homme par le contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. Ils peuvent provoquer des maladies graves, notamment le syndrome pulmonaire à hantavirus (HPS) en Amérique et le syndrome hémorragique à syndrome rénal (HFRS) en Europe et en Asie. (who.int)
En France, de 2005 à 2024, 2 046 cas de HFRS ont été diagnostiqués, avec un pic en 2021 (320 cas) et un creux en 2013 (14 cas). La majorité des cas ont été signalés dans le quart nord-est du pays, zone endémique du virus Puumala. (santepubliquefrance.fr)
À l’échelle mondiale, les infections à hantavirus restent relativement rares, mais elles sont associées à un taux de létalité pouvant atteindre 50 % en Amérique. En 2025, la région des Amériques a rapporté 229 cas et 59 décès, avec un taux de létalité de 25,7 %. En Europe, 1 885 infections ont été signalées en 2023, représentant un taux de 0,4 pour 100 000 habitants, le plus bas observé entre 2019 et 2023. (who.int)
Bien que les cas d’hantavirus soient rares, des clusters peuvent survenir, comme celui observé sur le MV Hondius. L’OMS évalue actuellement le risque pour la population générale comme étant faible, mais continue de surveiller la situation et de coordonner les réponses avec les autorités nationales. (who.int)
Les autorités sanitaires recommandent des mesures préventives pour réduire le risque d’infection, notamment en évitant le contact avec les rongeurs et en maintenant des conditions d’hygiène appropriées dans les environnements susceptibles d’être infestés.
(who.int)





