
Edwin Yansané, chocolatier : un métier de bouche et de création
Edwin Yansané, chocolatier, aborde le défi constant de l’inspiration dans son métier. Il souligne que la gestion d’une chocolaterie, incluant les aspects administratifs et les fluctuations des matières premières comme le cacao, la noisette et l’amande, peut rapidement entraver la créativité. Actuellement, il fait face à des préoccupations liées aux pistaches d’Iran, essentielles à deux de ses produits phares, et la situation géopolitique pourrait l’obliger à adapter ses recettes.
Pour stimuler sa créativité, Edwin mise sur l’expérience sensorielle. « Quand on exerce un métier de bouche, l’inspiration passe par le fait de sentir, goûter, boire », explique-t-il. Sa mallette à épices, semblable à une caisse à outils, témoigne de cette quête. Des idées émergent souvent de découvertes inattendues, comme celle du vétiver, qu’il a goûté dans un cocktail et qu’il envisage d’intégrer dans ses créations.
Dans son atelier, il privilégie l’artisanat, affirmant que « c’est le modèle que nous avons choisi ». Il allie gestes humains et machines pour travailler des produits de qualité. Edwin encourage également les futurs chocolatiers à explorer divers modèles de production, du plus artisanal au plus industriel, pour trouver de l’inspiration.
Actuellement, deux productions sont en cours dans son laboratoire : des tablettes de chocolat et des grignotines, notamment pour la période de Pâques.
Source : texte fourni.





